J'ai pris la route d'hier soir du terminal de bus de Retiro... il doit y avoir pas loin de 150 de bus qui sont en permanence occupés à l'approche de la nuit.
Beaucoup de bus roulent de nuit ce qui permet de perdre moins de temps.
Dans le bus j'ai fait la rencontre de 3 brésiliens bien sympa : Carlos, Eduardo et Camilia. Ils viennent étudier l'espagnol à Mendoza pendant 2 semaines. Il vont être hébergés par un ami.
Dans le bus ils passent des musiques reprises d'REM, des Coors et autres, dans des chansons bien plus langoureuses que les originaux.
Quelques chiens errants se baladent sur la route. Pour signaler un danger, un double-gyrophare de police allumé est posé sur un baril de pétrole.
Toute la nuit, sur plusieurs centaines de kilomètre, la route était vide et éclairée.
Les paysages ici ? Nous venons d'arriver dans la région de La Paz et une garrigue épaisse à perte de vue sur des paysages quasi complètement plats. Au loin, les Andes, nous sommes à 120 km
pouarf, on a droit à un bingo dans le bus, c'est à dire à une loterie :o). la gagnante a eu droit à un cerf-volant !
Pour les fanas, aller sur Google Earth et taper cette recherche : lat=-32.8902131402, lon=-68.6816370754, vous me voyez dans la piscine... aller un peu d'imagination, je vous laisse la photo suivante.
Précision : utilisez Google Earth parce que mon GPS indique une position un peu plus lointaine... sachant que je ne suis pas bien sûr de la véracité des informations de Google Earth vu qu'entre ce logiciel et le site français (Géoportail.fr il y a au moins 50 m d'imprécision sur Paris !)
Je suis arrivé hier vers 11h à Mendoza. Celeste m'attendait là ! Celeste je ne sais plus si je vous ai parlé d'elle. C'est une fille que j'ai connu sur Internet il y a 2 mois environs. Elle avait laissé un long post trouver par mes soins sur Google. Ce post évoquait l'Argentine et cela m'avait faire dire : voici quelqu'un qui aime son pays, voici quelqu'un qui pourrait m'offrir quelques conseils avisés. On a petit à petit échanger sur MSN et elle m'a invité chez elle.
On a donc pris le Bus pour sa maison à Mendoza même (lat=-32.8902131402, lon=-68.6816370754). Ici j'ai rencontré deux de ses sœurs (et oui, elles sont 4 filles... pauvre père) et sa mère.
Par vœux culturel (le français est une si belle langue), que toutes les filles connaissent le français ici. C'est donc assez sympa de pouvoir discuter, en sachant que presque tout le monde me comprend et que je peux les comprendre.
Nous sommes ensuite allé à Corralitos qui est leur maison de campagne. Et ici, c'est vraiment la campagne ! En plus la piscine... Que du bonheur.
On a alors mangé ensemble, et cynthia est reparti avec son copain Mariano avant que Celeste en face autant pour aller travailler.
Je suis donc rester avec 2 sœurs, Noelia et Eliana... non je ne vous dirais pas celle que je préfère ;o).
On a bien discuté avec les deux indépendamment autour de la piscine, dans la piscine et autour de "maté" cette boisson nationale aux herbes qui va sans aucun doute permettre à mes intestins de rencontrer de nouvelles bactéries, salut les copines étrangères :o). Pourvu que mes bactéries aient autant envie d'ouverture que moi !.
J'ai présenté à Noelia et Eliana quelques photos de France et d'Arménie. Eliana a pris une patience énorme pour essayer de m'inculquer un peu d'espagnol et j'ai réussi ce matin à baragouiner quelques mots pour dire au voisin que Celeste revenait ce tantôt ! Entre deux leçons sur les verbes, je piquais une tête dans la piscine pour éviter la surchauffe. Pas évident de se remettre aux études après tant d'années sur les fauteuils du ministère.
Hier soir on a manger des pizzas avant de commencer un Risk avec Celeste, Eliana, Vanessa et Léo 2 amis de Celeste. Risk ici c'est TEG, une version un peu différente ici qui change la stratégie de base. Au bout de 2 longs tours, j'avais un tiers d'unités de plus que le suivant et elles ont préféré arrêter la partie.
Je me suis couché et laissé emmerder par des put*** de moustiques à la c**.
Les Ortiz sont vraiment très sympa et c'est très agréable.
Ici, j'ai pris un tel coup de soleil que je crois que je ne vais pas m'y remettre sous quelques jours : il faut dire, on est sous la même latitude que Gaza en Palestine et c'est l'été.
Ici il fait chaud, mais il y a toujours un peu de vent pour balayer l'humidité, ce qui rend le climat plutôt sec... c'est 1000 fois plus agréable qu'Buenos Aires.
Ici pour poser des carreaux, on utilise des allumettes pour régler la distance entre carreaux... vive la débrouille !
Ici il y a quelques colibris et c'est étonnant de voir la dextérité de l'oiseau ! Alors par contre, il faut avoir d'autres objectifs que les miens pour pouvoir vraiment les prendre en photo !
Un vieux rêve de gosse était de voir l'eau tourner dans l'autre sens dans un lavabo...
Ce rêve est exaucé : l'autre jour j'ai pris une douche dans une baignoire dans l'appartement inviable de Kishni. L'eau tournait dans l'autre sens :o)... la douche a duré plus de temps qu'il n'en fallait...
Par contre pour l'orientation je me suis fait avoir... et oui, le soleil n'est plus au sud :o). Mais j'ai toujours sur moi la boussole que Séverine m'a offerte fin décembre ce qui m'a permis de ne jamais faire d'erreur d'orientation dans BsAs (diminutif de Buenos Aires)
J'ai acheté pour ce voyage des affaires très transpirantes : jamais une oréole sous les bras, les affaires sont sèches en une nuit à Buenos Aires et ici, au soleil en 15 min voire 5 pour les calçons.
Je tourne avec 2 jours de fringues. Je lave tous les soirs en prenant ma douche : savon pour tout le monde : cheveux, vêtement et corps.
Le système proposé par les personnes du très intéressant voyageforum.com est impeccable, il suffit d'investir un peu et le sac n'en ai que plus léger.
Par contre au cours d'une soirée du BsAs, quelqu'un m'a passé sa clope sur un t-shirt dont j'ai été obligé de réparer le trou... c'était la première fois que je le mettais et toutes les fibres qui sèchent vite sont en polyester.
Un vrai plaisir de se raser avec cela. Rapide, confortable... seulement je ne peux me raser que tous les 3 jours, sinon ma peau ne me fait pas de cadeaux.
La photo de Benoît que j'ai laisser ci-dessus était un délire à la base... au final, les photos de Benoît font le tour du monde et ça plait :o).
Les parents de Celeste viennent d'arriver, ils sont charmants. Il est 15h... j'ai réussi à finir de corriger mes fautes (celles que j'ai vu), mettre les photos et mettre à jour le site... cela prend du temps, mais c'est un plaisir.
Quand cela m'emberlificotera, comme disait ma grand mère, je m'arrêterai pour quelques temps.
dans Los Andes ce matin :
Hier on est allé à Potrerillos avec Celeste et la "Gol" de son père.
C'est dans les montagnes à l'est de Mendoza (lat=-32.57021, lon=-69.12221 selon mon GPS)
C'est vraiment joli, j'adore les montagnes, la nature... Il parait que Bariloche (j'y serai dans une semaine) c'est encore plus joli... faisons nous plaisir :o)
Après avoir manger dans un restaurant Mexicain, nous sommes allé cherché puis déposé Noelia et Eliana plus 2 copines à elles au casino. Nous sommes ensuite allé dormir à Corralitos.
Je crois qu'il va falloir que je me fasse une raison avec ces moustiques... Ils m'aiment, alors il va falloir que je les aime ou bien que je participe à un groupe anti-moutiques sur Facebook.
J'arrive à faire des phrases en Espagnol :o) C'est pas encore top, mais je connais le présent des verbes principaux, ce qui me permet de commencer à faire quelques phrases !!!
Après avoir bien bullé, je vais regarder le Lonely Planet pour voir ce qu'il faut que je fasse dans le coin... sous le soleil : exactement, pas en dessous, pas à côté :o), les pieds dans l'eau de la piscine assurément :oP
J'ai réussi à photographier un petit Colibri, ce qui n'est pas si simple. Les premières photos étaient faites en ISO 100 et les dernières en 1600... ça se voit ;o).
J'ai passé la journée en famille hier.
Les soeurs n'étaient pas là : elles ne se sont pas levé assez tôt. Il y avait les parents : Pedro et Alicia, Celeste et moi.
Le repas à base de légumes et de viande grillé étaient délicieux. Je me suis régalé.
Le repas ici a lieu vers 14-15h le dimanche. On prend son temps. Si on mange plus tard ce n'est pas un problème... on reste jusqu'au couché du soleil à 22h00.
Après le repas, on a bu de la tizane, Pedro a sorti sa guitar et a joué quelques morceaux. De quoi faire venir les anciens voisines de Mendoza des chiliennes.
On s'est alors amusé comme des petits fous avec Mauro, le fils de Monica, l'une des voisines... forcément, 2 gamins et une piscine, ça ne peut faire que du bonheur.
On a bu du maté toute l'après midi. C'est une boisson aux herbes, traditionnelle en Argentine. Vous avez la photo au dessus.
Parmi les herbes, rien d'hallucinogènes : je n'ai pas encore vu d'éléphans roses.
Le soir tout le monde est rentré sauf moi et Celeste. Il n'y a pas assez de place à Mendoza pour 7 personnes dans cette maison qui doit faire moins de 100 m².
Le dimanche, les argentins vont à la campagne s'ils peuvent. Il est traditionnel de prendre ce genre de repas.

La famille Ortiz, pendant la crise avait gardé des dollars US. avec la dévaluation du pessos qui est passé de 1 pour 1 à 3,5 pour 1 par rapport au dollar, Pedro a acheté ce terrain, y a fait construire la piscine, puis a construit la maison.
Ici, la structure des maisons est en béton armé, et le remplissage se fait en brique.
En fin d'après midi, j'ai fini de lire la partie sur la région de Mendoza, sur le Lonely Planet. La meilleure manière de voyager, je le maintiens, c'est la voiture. Mais le soucis ici c'est que je n'ai plus de carte de crédit... donc je ne peux plus faire de caution et je ne vais pas m'aventurer à "prêter" 5000 pesos de la main à la main.
Le jour où je reviens ici, je viens avec des amis et on loue une voiture.
hier, j'ai vu une Fiat de 1961 à vendre. Evidemment pas de kilométrage... devinez le prix :
5500 pesos... plus de 1000 € !!! incroyable car l'état du véhicule l'est tout autant... comment fait-il pour rouller ?
Je vais aller dans Mendoza, visiter la ville et aller voir les agences de tourisme qui propose des excusions pour 1 jours autour de Mendoza... ce qu'il y a de plus intéressant ici, a priori.
Mendoza est un désert. Arride, sec. Un peu la garrigue locale a laissé place à l’homme européen. A l’origine les Incas trainaient dans les parages, mais surtout les montagnes et à leur sortie. En effet, les précipitations y sont très importantes.
A Mendoza, il y a 200 mm de précipitation par an. Le terrain bien exposé, le soleil permanent à pousser les espagnols il y a quelques centaines d’années à planter des vignes. Depuis 150 ans, les italiens, les espagnols et les français (pour ces derniers au moment de la crise du vin vers 1900 surtout) ont commencé à réaliser une vraie production.
Il est planté ici du cabernet, de la syrah, du sauvignon et du malbec. Ce dernier cépage produit le meilleur vin ici.
L’excellent système d’irrigation a permis à faire de ce désert une agglomération étendue de 900 000 habitants. Mendoza même est truffé de petits canaux d’irrigation le long desquels se trouvent des arbres. Toutes les rues possèdent de part et d’autres de grands arbres dont des platanes, ce qui permet à la ville, même avec 35°C dehors comme aujourd’hui, d’être très agréable à visiter. Un arbre est planté tous les 3 mètres de chaque côté.
Le vent qui réside ici de manière permanente, permet de rafraichir l’air sous à l’ombre des arbres et à la ville de ne pas être excessivement polluée. La vitesse de l’air est un peu celle de Lyon à l’accoutumée.
Et dire qu’une amie vient de me mettre sur Internet qu’elle a -14°C à Yerevan au meilleur de la journée et -20°C au pire de la nuit ! C’est incroyable de vivre sur la même planète et d’avoir des températures aussi différentes !
Il y a pas mal de choses à faire dans le coin. J’avais imaginé louer une voiture mais n’ayant plus de carte de crédit, je ne peux plus faire de caution… La voiture me passe sous le nez et je me suis donc renseigné auprès de tours opérateurs locaux pour aller me balader. Evidemment je déteste ce genre de « tour » mais je n’ai pas trop le choix si je veux voir du pays en ce moment !
Un tour ira à San Raphaël et l’autre aux alentours de l’Aconcagua.
Ce matin les Andes sont dégagées, c’est absolument magnifique.
Mendoza possède 6 parcs magnifiques avec de grands arbres d’essences différentes. Il est très agréable de s’y balader.

Devant le parc San Martin, il y a une avenue Boulogne sur Mer. C’est la deuxième que je vois après Buenos Aires. En fait, San Martin est mort à Boulogne. San Martin c’est l’homme qui a constitué une armée de 5000 hommes, 10 000 mules (d’une efficacité redoutable pour passer les Andes) afin de libérer l’Argentine, le Pérou, le Chili des Espagnols.
En 1861, Mendoza a subi un tremblement de terre qui a tout détruit. La ville a alors été reconstruite 2 kilomètres plus loin.

A Buenos Aires on paie le bus en mettant des pièces dans une machine qui vous offre généreusement un ticket. 90 centimes. A Mendoza le bus coûte 1,10 pesos et peut se prendre avec une carte magnétique rechargeable. Aucun abonnement, vous êtes priés de payer à chaque fois. Le bus coute ici 6,5 fois moins cher qu’à Paris.

Tous les bus sont décorés par leurs conducteurs. Tout est très tourné vers la croyance.

De même sur le bord des grandes routes il y a toujours une mini-chapelle qui traine pour le saint qui protège les conducteurs. Cette mini chapelle est toujours accompagnée des chiffons ou de mouchoirs certainement comme en Arménie pour une pensée spécifique pour quelqu’un ou bien quelque chose.

Toujours pareil pour les lignes, mieux vaut acheter le guide pour comprendre où va le bus n°166.

Ici pour faire l’amour quand tu n’as pas de chez toi, tu vas dans un Motel, pas de réception de visu : Tu décroches le téléphone à l’arrivée, on t’indique une chambre et tu paies dans une boîte à la fin. La chambre peut être prise pour quelques heures seulement. Tu paies à l’heure.
J’avais dit que je testerai tout, mais payer pour faire l’Amour, j’avais jamais encore fait, et je n’ai pas envie de le faire.
Dans Mendoza, il y a pas mal de résidences gardées surveillées. Un golf. Les belles maisons sont très sécurisées avec de hautes grilles pointues, des alarmes et autres.
J’ai mangé dans un petit resto avec un menu à 9,50 pesos (2,5 €) avec une cote de porc et une petite salade. Correcte.
Ici, ce n’est pas la France : Les gens font la queue à l’agence d’intérim pour trouver du travail.

Je viens de voir passer un motocycliste avec un casque allemand de la seconde guerre mondiale sur la tête :o).
Un second est passé un peu plus tard, mais le casque, pour celui là, n’en était pas un vrai et ça se voyait.
On a mangé tous les deux avec Pedro. J’ai réussi à comprendre la plus part de la conversation. Il me faudra encore pas mal de temps pour pouvoir converser correctement. Ces derniers temps j’ai beaucoup visité et peu appris d’espagnol.
Pedro m’a servi du vin avec des glaçons dedans... Aaaaaaaaaaaaaa couper du vin, Aaaaaaaaaaaaa :o)
Le micro-onde, il faut l’ouvrir du côté droit pour pouvoir ouvrir la porte :o) Ca marche alors pourquoi en racheter un autre ?

Celeste m’a réveillé ce matin à 5h45… j’aurais été incapable tout seul. Je n’aime pas les tous touristiques, d’abord parce qu’il faut se réveiller… A mon ancien travail tout le monde va rigoler !
Ce matin encore la cordilière est totalement dégagée. Ça décape… on la voit de tout son long et seul la montagne au bout se perds dans la réflexion des molécules d’airs… ce qui fait que d’un coup cette cordilière si longue est coupée comme une bande magnétique sectionnée et on ne la voit plus rien après… juste du bleu, le bleu des molécules se trouvant dans l’air.
San Raphaël se trouve à 230 Km au sud est de Mendoza. Elle est construite comme Mendoza avec sur la base une bonne irrigation et des arbres tous les 3 mètres. La ville est bien plus petite et beaucoup de personnes utilises le 2 roues motorisé ou non.

A côté de moi dans le bus ce jour là, une fille qui prends deux fois plus de place que moi et qui sentait pas la rose. J’ai fini par aller m’assoir à côté de l’américain que j’ai rencontré. Un type de 80 ans minimum qui voyage seul et qui semble être un sacré luron malgré son âge et sa santé. Bill. His name is Bill. On a beaucoup discuté avec Bill. Il est vraiment charmant.
Mieux qu’en France, ici il y a le Wifi dans certaines stations essence.
De chaque côté des vignes, il y a des filets permettant à la vigne de ne pas être trop brulée par le soleil.
Le guide dans le bus n’arrête de pas parler. Au début il te dit, on va faire 600 km aujourd’hui donc vous aurez le temps de vous reposer… tu parles que je peux !
On a le droit à tout. Les blagues à la con pour touriste, l’applaudissement pour le conducteur et comble du comble, alors qu’il n’avait pas été mis de musique dans le bus jusqu’alors, Era à l’entrée du canyon… Alors que l’entrée n’est pas d’un spectacle saisissant. Oui c’est beau, mais sans plus.
On joue les japonais, sortie du bus = sortie de l’appareil photo.
En fait, tout ce que j’y comprends, c’est que l’on infantilise le touriste. Le touriste se sent dépaysé par rapport à son univers de responsabilité permanente et ça permet peut-être mieux de faire payer le touriste pour tout et n’importe quoi.
Ici on te propose le big barbuc’ du coin pour 30 pesos, la super descente en raft pour le même prix ou la balade sur le lac. J’ai rien fait de tout cela étant donné que je n’avais que 25 pesos à dépenser (5,5 €).
Donc conclusion, pendant que tout le monde faisait du rafting ou se baladait sur l’eau, je me suis posé, baladé dans la nature, ce que j’aime par dessus tout et après tout, ce n’était pas plus mal que tout le monde aille faire sa balade. Moi j’étais bien, là, tout seul. Je me serais peut-être laissé embarqué par tout le monde sinon.
Le midi on a mangé un Lomo avec Bill, LE truc argentin : deux bouts de pain (soit de la baguette aplatie, soit du pain pour Hamburger, soit du pain style Azim ( ?) mais toujours en longueur et de la longueur d’un sandwich. A l’intérieur ce midi une escalope milanaise, du jambon, du fromage, de la salade et des tomates. Pour viande, ils peuvent te mettre du steak, de tout du moment que c’est de la viande. C’est bon. Je n’en ai pas mangé un mauvais, même dans le boui-boui pire qu’un turc ou un grec à Paris. Ce Lomo m’a coûté 12 pesos. Dans mon budget.
On a ensuite été visité vraiment le canyon, une fois que l’on avait tout payé ce que l’on pouvait. Le canyon se situe à 50 km de San Raphaël au sud ouest. On peut le repérer sur Google Earth par le grand lac du dernier barrage.
Et le canyon est magnifique, moult sortes de roches le composent, à croire qu’ils les ont fait déplacés pour les touristes, les 40 km (40 !!!) sont impressionnants. Oxyde de fer, soufre, gypse, calcaire etc…
Ce canyon ressemble aux gorges du Verdon, à l’Ardèche, les couleurs en plus. Le paysage magnifique sur plus de 40 km. J’aurais eu une voiture, j’aurais passé 10 fois plus de temps, je me serais arrêté un peu tout le temps.
Les argentins ne comprennent pas que l’on puisse avoir autant de richesses naturelles sans les exploiter. Mais la gouvernement protège ses richesses naturelles et a conscience que l’exploitation endommagerait la qualité de l’eau. Or ici, plus que partout ailleurs, l’eau est primordiale.
Quand Bill m’a quitté, son regard était empathique, envieux et joyeux. De quoi garder cela pendant longtemps dans sa mémoire.
Je suis rentré à 22h00, j’étais claqué par la route et le réveil très tôt. Le lendemain je devais me réveiller à 6h15 et je refaisais confiance à Celeste pour ce faire.
4 barrages hydrauliques existent sur la rivière de L’Atuel qui descend dans ce canyon. Certains ont reçu l’aide d’EDF (Electricité de France) lors de leur construction.
Ce jour, un autre tour, Potrerillos, Uspallata, Los Pentientes, las Cuevas, la frontière chilienne.
Ce matin je suis démonté. Très fatigué. Alors j’ai commencé par dormir une bonne demi-heure dans le bus. Au réveil j’avais un québécois à côté de moi. Comme sa femme était en face dans l’allée, j’ai changé de place alors elle. Je ne perdais point au change car les qualités physiques de ma nouvelle voisines, la guide de 22 ans, n’étaient pas pour déplaire à mes pulsions masculines ;o) Charmante la Paula. Elle aurait pu faire du théâtre celle-ci, vu la facilité avec elle exprime ses émotions par son comportement.
Ce matin il ne restait plus que 23 pesos sur moi et les québécois m’ont prêté de l’argent pour pouvoir payer ce que j’allais faire.
Il fait froid ce matin. On s’est arrêté à Potrerillos que j’avais déjà vu avec Celeste. A Uspalatta, pause petit déjeuné. Aux toilettes, les pissotières avaient double système : pissotières perso suspendues au mur et rigole en dessous. Je me suis donc dit « les argentins, en altitude, font leurs besoins en dehors de la cible ». C’était sans compter sur la qualité du réseau d’eau usé, tellement percé que les mecs ont fait une rigole en dessous !
Ici, les bus ont des contrôleurs de pressions sur les pneus. Ce qui permet aux camions et bus qui roulent sur les chemins d’être sûr que les pneus ne sont pas crevés et de regonfler le pneu de manière permanente dans ce cas.
Murs d’escalades, d’anciennes maisons incas en pierre du coin sans liant, des maisons avec des toits en tôle ondulé bleu pétant… un peu comme en Arménie : superbe paysage tué par l’homme. Je comprends que l’on puisse utiliser de la tôle onduler quand on a pas forcément les fonds pour faire le minimum en beauté, mais de la mettre du rouge, du bleu ou du vert pétants à chaque fois, c’est vraiment dommage.
Les paysages dans la vallée sont superbes, à couper le souffle, la vallée part de 2000 m et arrive à 3000 m au maximum je crois. Les montagnes autours sont bien plus hautes. Les paysages sont arides mais toujours aussi colorés. Gilles, le québécois, me dit que même dans l’Himalaya ce n’est pas aussi coloré. Sur mon enregistreur, j’ai dit je ne sais pas combien de fois « c’est superbe ».
Je me fais de globules rouges à mort. J’adore la montagne. Je ne sais pas si c’est normal, mais à chaque fois que je suis en altitude ça m’enivre, même avec la fatigue que je ne sens plus trop ici, je bien, j’ai bonne mine. Je dois être dépendant de cela. Quand j’étais petit, à chaque fois que ma mère m’emmenait au ski, tout le monde me disait « Vincent, tu as bonne mine » au retour. Pourtant « bonne mine » n’est pas souvent utilisé. Et chaque année c’était le leitmotiv. Il va falloir que je vive à la montagne en fait :o)
Mon bonheur doit être dépendant des globules rouges, c’est grave docteur ? ;o)
Encore ici pleins de couleurs : du vert du rouge du noir du marron…. Epoustouflant. A la frontière entre l’Argentine et le Chili, on est à 4000m d’altitude. Il ont posé un christ ici en signe de réconciliation. Le vent est énorme, le paysage superbe, la peau glacée, les yeux grands ouverts les oreilles n’entendent que le vent souffler et si le vent s’arrêtaient ont aurait bien trop chaud, vu comment l’on est couvert contre le froid.
Quand on a redescendu le col, j’en ai pleuré de joie de faire cela. C’est magnifique saisissant et en même temps tellement rapide… pas le temps d’apprécier des heures… 15 min.
Si je repasse par Santiago, que j’ai une carte de crédit, je loue une voiture et trouve du monde pour y revenir.
On a mangé dans un routier à Las Cuevos, pour 24 pesos, tu peux prendre de tout, en quantité abondante mais 1 fois. J’ai vraiment bien et beaucoup manger de cette cuisine simplement familiale.
Après on est allé au pont des Incas. Il y avait autant de vent que lorsque l'on est à côté d'un Helicoptère. Avec une poussière maximum. La guide nous a dit que d'habitude ce n'était pas aussi venteux. Pour le coup...
Pour l'histoire ce pont est naturel. La source chaude à côté à permis, petit à petit de construire se pont de manière totalement naturelle.
Ce sont encore des gens charmants, ouvert d’esprit et qui on tellement de choses à conter. Nos conversations pourraient durer des heures.
Après être revenu sur Mendoza vers 8h, j’ai demandé à Celeste si elle connaissait un endroit près de son travail où je pouvais aller sur Internet. Mal indiqué en Français, je suis tombé dans un cyberespace sexuellement décalé. Un travelo au comptoir, des box fermés pour mieux se tripoter… et oui, il n’y a pas qu’à Paris qu’on est ouvert d’esprit :o) Evidemment le tarif est 3 fois plus cher : le vice, c’est le truc qui marche. Si j’ouvrais un commerce, ça serait là dedans. L’Homme ne pourra jamais changer sa nature !
C’est un “resto” populaire dans lequel m’a emmené Celeste avant hier soir. Elle n’y est jamais allée, mais comme elle savait que je voulais voir des choses populaires…
Pas mal de monde à l’extérieur. Une bouteille de bière sur chaque table. Tu rentres dans le resto et là, tu t’essuies les pieds sur… un sac de ciment vide. Cela annonce l’ambiance. Ici, on ne fait que du Lomo. Lomo avec de la baguette et de la viande bœuf. Il faut voir comment il prépare cela. La viande est à même la table, l’énorme morceau de barbac fait 70x30x15 cm. Ils découpent des tranches de 1cm là dedans et aplatissent le steak avec le poing. Tout se fait à main nu bien évidemment. Ensuite le steak est mi sur le grill puis entre 2 bouts de baguette avec de la salade et des tomates.
Par terre, c’est vraiment sale. Mais vraiment. Au mur, une grande icône de Jésus. C’est sûr, il faut croire en Dieu pour manger ce que j’ai mangé ce soir là accompagné d’une bonne bière : La ”Andes”.
C’est pire qu’un kebab turc à Paris.
Un homme éméché est venu nous parler pendant 5 min et est reparti à sa table. Conclusion : les argentins saouls sont moins lourds que leurs homologues français dont je fais parti. Ou que moi tout court ?

Lors de cet exercice de premier plan en Arménie comme en Argentine, on te demande de bien vouloir sortir du véhicule. Mais que tu sois dans le véhicule, à 5 ou 10m, de toute façon avec le souffle, je pense que tu dois y passer.
Ce matin, Celeste m’a commandé un chocolat chaud. J’ai eu le droit à un lait chaud accompagné d’un carré de chocolat.
Je suis allé chez HSBC pour retirer du cash. J’attendu ni plus ni moins que 2 heures que tout se fasse. Je pense que je vais retourner à Buenos Aires pour être sûr de récupérer une nouvelle carte de crédit rapidement.
Par ailleurs, l’euro n’a pas baissé par rapport au Pesos, mais apparemment, le Dollar si. J’ai eu le change pour 3,14 à la HSBC. (ils font le transfert en dollar en fait)
On a mangé dans un café du centre ville bien sous tout rapport, excepté le cafard dans les toilettes :o).
Devant la terrasse du café, un Péruvien qui joue, un homme qui chante, un vieux qui vend des stylos, un homme de mon âge qui vend des couteaux de cuisine, un môme qui vient nous soutirer un peu de Coca-cola.
Les rues sont plus sales qu’à Buenos Aires mais il n’y a pas de crotte de chien. C’est donc mille fois plus agréable puisque l’on peut marcher la tête en l’air.
Ici il y a 60 quais de bus. A 20h la moitié sont rempli. Je n’imagine pas à la sortie du travail le trafique. Les gens sont nombreux sur les quais car des familles entières viennent dire au revoir à leurs proches.
Partir ça a été difficile hier soir de partir de Mendoza. Quitté les Ortiz n’est pas facile. Ces gens sont ouverts, simples et sympathique.
Le trajet s’est bien passé alors que le bus a eu quelques soucis. 1h30 de retard. A l’arrivée à San Carlos de Bariloche il n’y avait pas de quai disponible. On a donc déchargé en dehors.
Je viens de voir un bout du match de Paris contre Brive en rugby. Cela passe sur la chaine ESPN+ , in vivo ! Je vois qu’il a neigé à Paris :o)
36-7… Paris a tué le match.

De plus Cécilia de Rosario m’a dit qu’elle changeait son fusil d’épaule concernant ses examens et que je pouvais passer la voir. Rosario est à 300 km de Buenos Aires. Ca me permettrait de faire les chutes d’Iguaçu comme ça.
Je crois que je me suis fais volé mon chargeur de batterie d’appareil photo qui était dans mon sac lors du voyage pour Bariloche… génial. Je vais voir si je ne l’ai pas oublié chez les Ortiz, mais je suis certain de l’avoir mis dans le haut de mon sac hier soir. J’avais juste mis mon sursac anti-pluie mais aucun cadenas qui peuvent inciter à donner des coups de cutter. Le mec qui met les sacs dans le coffre pouvait donc accéder à cette poche assez facilement et au premier truc dur, il l’a retiré. C’était au fond de la poche.
Désormais je resterai devant mon sac lors des chargements.
Les quebecois se sont fait piquer leur sac avec caméra etc à Buenos Aires. Il l'avait laissé trainer à leur pied lors d'une opération de change.
Ce n'est pas grand chose, mais c'est un sacré signe.
Un dernier message pour remercier cette famille Ortiz au coeur généreux, sans qui mon début de périple n'aurait pas pu être aussi accompli. Alors, MERCI !
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