du 28 février au 2 mars 2008 - Argentine - Puerto Iguazu

2 mars 2008 - 17h30 (heure brésilienne) - dans le bus vers Florianopolis

Iguazu, prologue

Je n'ai pas écrit tout le temps où j'étais à Iguazu car en dehors des visites éprouvantes, je me suis reposé ce qui m'a fait pas mal de bien. Je n'ai donc pas été spécialement assidu au "développement*" de mes photos ni à la tenue du journal de bord. Toutefois, on va prendre quelques jours à Florianopolis pour se reposer davantage et donc pouvoir travailler un peu plus.

Ce site me prend environ 2 heures par jours. Je sais, vous n'avez pas l'impression, mais -mine de rien- présenter de belles photos, écrire des textes en essayant d'y mettre la forme (je sais je suis toujours fâché avec l’orthographe mes chers Benoît et Thomas), le fond... on passe vite du temps.

Je dis éprouvante car le taux d'humidité rend la jungle suffocante et les marches ont été longues avec des dénivelées.

Iguazu n'est connu que pour ses chutes qui sont a priori les secondes au monde en débit. Les Niagara sont les premières mais il parait que le hauteur des Niagara est moins importante (50 m pour 70 ici)

Toujours est-il qu'il y a pas mal d'étrangers ici qui ne passent que quelques jours pour faire le côté argentin, le côté brésilien et s'en aller. Dire qu'avant de préparer mon tripe, je ne connaissais pas l’existence de ce site !

"développer" une photo en photo numérique c'est la faire passer du format RAW (65000 couleurs) en format plus commun JPEG (256 couleurs).

aux chutes d'Iguazu

28 février

Je suis donc arrivé vers 17h au terminal de bus de la ville de Puerto Iguazu en Argentine. Je n'ai trouvé aucun couchsurfer dans cette ville et j'ai donc choisi une auberge de jeunesse sise à 70 m du terminal. 30 pesos comme partout avec piscine entretenue comme nul part.

J'ai donc posé mes affaires ici, puis je me suis reposé dans le piscine, j'ai un peu lu mon livre sur la civilisation Maya, j'ai pris une bonne douche, j'ai lavé mes affaires et pris un petit repas... comme finalement chaque soir à Iguazu.

aux chutes d'Iguazu

rencontres

Ici j'ai forcément rencontré du monde, deux belges qui voyageaient pour 4 mois, deux québécoises, une suissesse qui voyageait pendant 7 mois et un japonais qui faisait Iguazu et le Machu Picchu en 2 semaines chrono (avec l'aller/retour). Par ailleurs, il y avait pas mal d'allemand, d'israéliens et bien sûr des anglophones.

La discussion avec Sandra la suissesse était intéressante car comme moi elle n'arrive jamais à accrocher avec les anglophones. Moi, je ne sais pas pourquoi, mais d'après elle, leurs discussions sont toujours très superficielles.

Il faut dire qu'en auberge de jeunesse c'est un peu toujours le même topo : tu viens d'où, tu fais quoi, pendant combien de temps... et certains anglophones rajoutent à volonté leurs critiques subjective sur ce que tu es en train de faire...

Je déteste ce genre de relation tout à faire superficielle mais je les comprends. Cela permet de se protéger et de rencontrer pas mal de monde. Quand on va un peu plus loin dans les conversions, il est évident que l'on va s'entendre avec moins de monde car il faut que les atomes s’accrochent.

Quand au japonais, j'ai finalement cuisiné pour nous deux, car apparemment il n'avait pas compris le système des auberges de jeunesse. Il était tout aussi sympa et me racontait qu'il était possible que ce soit ses dernières vacances. En effet il n'aura peut-être plus de vacances jusqu'à ça retraite...

aux chutes d'Iguazu

autres rencontres à l'hôtel

Pendant que j'y pense, j'ai eu le droit de me réveiller avec quelques cafards au pied de mon lit le samedi matin. Des cafards d'une taille respectable, en gros 4 cm de long pour 1 cm de large. Il faut dire qu’un imbécile heureux était parti en laissant son sac de nourriture au pied de notre lit… Les fruits putréfiaient tranquillement, appelant nos amis nettoyeurs de tout poil à la rescousse.

Par ailleurs, hier soir, on a eu la joie d'avoir une mygale sur les volets de la chambre :o) une vrai, authentique... je n'avais pas eu l'occasion d'en voir en liberté alors qu'il y en a en Martinique. Et bien c'est chose faite et c’est impressionnant !

aux chutes d'Iguazu

Les tickets de bus...

Ici, sur les tickets de bus il y a quelque chose qui nous a fortement étonné avec les belges : "La explotacion sexual commercial infantil es un delito. Denunciela."

Apparemment, ce genre d'acte doit être trop courant ici, par ailleurs cela pose d'éternels questions comme l'utilisation de moyens comme la dénonciation.

aux chutes d'Iguazu

grandeur et décadence de la civilisation Maya

Je ne sais plus si je vous ai parlé de ce livre de 1958 que j'ai acheté pour 30 pesos à Buenos Aires. Il s'avère très intéressant et passionnant.

Les livres qui ont cet âge n'étaient pas formatés comme aujourd'hui tout livre peu l'être. En effet, quand on compare, textes de réglementation, encyclopédies, livres historique d'il y a plus de 60 ans et ceux d'aujourd'hui, on peut être septique sur le forme que doit adopter "absolument" un document aujourd'hui.

En effet à l'époque, on ne s'emberlificotait pas pour rédiger une loi ou un texte de réglementation... et tout le monde pouvait le comprendre !!! De même les encyclopédies possédaient un langage plus populaire que mon site et ne perdaient rien de leur véracité.

Quant au livre que je lis, il a été écrit par un archéologue de l'institut Carnegie de Washington. L'auteur nous conte ses aventures, ses états d'âmes dans le wagon-lit ainsi que sur son mulet en rejoignant les sites, la description des sites et des émotions qui le traversent... Aujourd'hui un livre aussi intéressant, puisqu'il fait vivre l'aventure et explique les suppositions sur cette civilisation, serait refusé par tout éditeur tout simplement parce que le plan du livre et l'écriture sont non conformes à ce que tout conformiste est en droit d'attendre (la répétition est de mise ici).

aux chutes d'Iguazu

quelques passages sympathiques du livre

mon premier choix est : "celui qui utilise l'arme, meurt par l'arme". Qui a dit cela, je ne me rappelle plus ? Mais effectivement, les mayas l’ont subi.

mon second est assez caustique : "[...] les espagnols - toujours plus intéressés par la théorie de la chasteté que par sa pratique, [...]" cette remarque n'avait à voir avec le texte que parce que l'on parlait de none... mais sinon elle s'avère réellement perdu dans le texte. Original.

mon troisième est simplement la devise des mayas qui, depuis que je l'ai lu, résonne dans ma tête, car je la trouve tellement simple, tellement vrai et trop peu appliqué dans nos pays nantis :

vivre et laisser vivre

L'auteur ajoute par ailleurs, que dans la civilisation Maya "personne ne doit chercher plus que son lot, parce qu'il ne peut le faire qu'au dépend de ses prochains et la considération du prochain a une importance capitale."

J'aime les citations si vous n'aviez pas remarqué.

aux chutes d'Iguazu

Iguazu... IGUAZUUUUUUUUUUUUUUUUU - le 29 février

Contrairement à ce que tout le monde conseille, propose, j'ai commencé par visiter le côté argentin des chutes.

C'était samedi. Il a fait un temps maussade jusqu'à 10h, puis il a plu des cordes pendant 10 minutes avant de retrouver un soleil bienvenu, quelques fois assombri par les nuages.

L’entrée du parc coûte 40 pesos et vous pouvez pendre le petit train ou bien marcher dans la jungle. Vous vous doutez bien que je n'ai pas pris le train et j'ai pu voir un Iguane sans le prendre en photo, des oiseaux, des papillons, des fourmis (1 cm et 2,5 cm !!!), des araignées (15 cm pattes étalées), les putois du coin, des lézards... bref les locaux de l'étape tout au long de la journée.

Les chutes, (250 environ), sont magnifiques, il y a au moins une trentaine de points de vue aménagés. En elles-mêmes, elles sont très jolies, impressionnantes. Les couleurs de la flore à leur endroit est un vert foncé assez "pétant". Franchement c'est magnifique et tout à fait enivrant de voir cela.

Après être allé sur l'ïle San Martin, après avoir admiré les chutes vue du bas, vue du haut, il a tout de même fallu prendre le petit train sur 3 km pour aller admirer de point de vue haut ce qu'ils appellent les gorges du diable.

C'est le parana qui se jette à cet endroit là et toute l'eau tombe dans le même trou d'un coup... Imaginez le Rhône à Lyon se jeter d'un coup d'un seul de 70 m de hauteur sur un arc de cercle de 100 m de circonférence. C'est une peu ça.

Un son assourdissant, une vapeur d'eau si importante que l'on ne voit rien en dessous, une odeur pure, le corps fouetté par l'eau en suspension qui se laisse transporter par le vent... voilà ce que l'on ressent ici.

Je suis sorti de là au bout de 45 min, j'étais comme étourdit physiquement par ce si beau paysage et cette atmosphère si particulière, si forte, si pleine de tout.

aux chutes d'Iguazu

Iguaçu... - le 1 mars

L'écriture du nom est différente car j'ai visité la partie Brésilienne cette fois-ci.

Cette partie là est plus courte à visiter mais on voit un peu mieux tout l'ensemble des chutes, déclaré patrimoine mondial en 1986.

La partie brésilienne, même si l’on m'a souvent dit qu'on l'aimait moins, était assez sympathique aussi. Un peu moins aventurière toutefois et un peu moins forte en émotions.

Toutefois d’une part on voit l’ensemble des chutes et d’autre part, on se retrouve tout de même à près de 150 mètres du bas des gorges du diables.

Je vous laisse simplement apprécier les photos, je pense que cela vous plaira. Malheureusement et à cause de l'eau qui s'est collée à mon objectif, certaines photos ne seront pas très belles, mais montrerons peut-être plus l'atmosphère.

aux chutes d'Iguazu

aux chutes d'Iguazu

aux chutes d'Iguazu

aux chutes d'Iguazu

aux chutes d'Iguazu

aux chutes d'Iguazu

aux chutes d'Iguazu

aux chutes d'Iguazu

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aux chutes d'Iguazu

incroyable

Il est clair qu'à Iguazu il y a des japonais (c'est la première fois que j'en voit en Amérique du sud), mais ce qui m'impressionne le plus c'est le peu de monde pour le spectacle offert.

En effet, on était à tout cassé 250 du côté brésilien et 1500 du côté argentin. C'est si impressionnant, magnifique époustouflant, que vous vous dites, vraiment l'Homme est un veau...

Oui, parce l'endroit le plus visité au monde est un simple tas de ferraille... alors qu'il y a des choses si magnifique à voir ailleurs et si émouvante !!!

En même temps, la japonaise de 7 à 77 ans est si bien formatée que cela doit lui faire le même effet de voir la tour Eiffel que moi de me trouver dans des sites naturels aussi stupéfiants.

aux chutes d'Iguazu

je suis passé au Brésil !!!!

Pour la seconde fois je suis passé au Brésil aujourd’hui.

On peut voir qu'à Foz d'Iguaçu, tout est deux fois mieux... les maisons, aucune voiture qui a plus de 15 ans (sinon des coccinelles propres), les musées qui commencent à avoir un peu plus que de faux animaux en plâtres etc...

Le reai, monnaie brésilienne est deux fois plus importante que le peso. Ca se voit.

aux chutes d'Iguazu

Brésil 2, le retour

Cet après-midi, j'ai repassé le Brésil. Dans la province de Missionnes en Argentine, le terrain était très arboré (80% minimum), très vert d'un vert foncé, la terre rouge et quelques maisons en bois de petits paysans. Des maisons ne dépassant pas 30 m². Un terrain très vallonné et joli. De quoi prendre vraiment plaisir à regarder par la fenêtre du bus. Ce n'est pas souvent. Mais ici il n'y a pas d'autoroute, alors le bus prend une route de campagne.

Au Brésil, même terrain, avec le pourcentage opposé d'arbres. Entre 70 et 80% des terres sont cultivées cette fois-ci : maïs, canne à sucre, différents légumes... On retrouve aussi des troupeaux de vaches, de moutons. C'est incroyable comment d'un pays à l'autre l'économie locale peut changer.

Le Brésil a dû investir pour pouvoir défricher ces terres, les rendre cultivables, mais cela doit aussi participer à la production économique.

En Argentine les plaines autour de Rosario et de Buenos Aires sont cultivées aussi... mais cette fois-ci sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés. Peut-être devraient-ils exploiter aussi la terre dans la région de Missionnes. Quand je voyais en Arménie et en Croatie toutes ces terres vierges, je me disais qu'il y avait vraiment quelque chose à faire pour nourrir le pays, mais aussi pour l'export. Rappelons qu'un paysan argentin est deux fois moins payé qu'un Brésilien... ça compte ! En Arménie, c’est sans doute moins possible, en effet, l'eau doit manquer. Quant à la Croatie, elle a préféré tout miser sur le tourisme.

aux chutes d'Iguazu

de la richesse des pays, de leur pauvreté

Même si je ne le pensais pas avant, la richesse d'un pays, la pauvreté des gens est vraiment proportionnel à la force de la monnaie.

Mais je crois toujours, après avoir vu différents pays, que la grosse différence au niveau de la vie des populations est au niveau du progrès.

En France, on appuie sur un bouton pour avoir de l'eau chaude, en Arménie on allume le poêle à gaz spécialement pour le même résultat, en Argentine on allume le poêle à bois dans certaines contrées.

En France, on vous propose de jouer, d'acheter, de consommer, de se laisser assister. Plus un pays est pauvre plus il faut être inventif et malin pour vivre et on y apprécie plus la vie, à ce que je vois.

La grosse différence, est qu'en France, on crée un besoin qui n'existe pas, afin de faire acheter, donc d'améliorer nos entreprises, notre économie... on pousse la population à toujours avoir plus en terme de possession, mieux.

Ici, on se débrouille pour vivre, aimer la vie avec ce que l'on a. On ne peut pas avoir plus. De toute façon. En Argentine, la prochaine crise économique n'est plus très loin, 3 ans comme certains professeurs d'économie le pensent.

En gros, l’Argentine prend trop de crédit, n’arrive pas à les rembourser et tombe en banqueroute. C’est ce qu’il s’est passé en 2001. L’Argentine a bloqué les comptes de la population et s’est servi dessus.

En Arménie, il y a un nouveau président depuis peu. "Elu démocratiquement" selon les instances arméniennes et internationales. Le même parti qu'avant, rien ne bougera non plus. Alors à quoi bon vouloir plus ?

Comme dit le livre sur la civilisation maya : "Pour moi, les questions suprêmes sont de savoir pourquoi la civilisation maya a fleuri par des moyens qui ne sont pas les nôtres, et comment, pas son étude, on peut faire admettre cette vérité devant laquelle la nôtre hésite : pour les nations, comme pour les individus, les valeurs spirituelles importent infiniment plus que la prospérité matérielle."

aux chutes d'Iguazu

les études

Ici on apprend tout petit à s'amuser avec une capsule de bière comme je l'ai vu à Boca. On fait quelques études et puis va, on se débrouillera dans la vie parce que l'on est débrouillard.

Les enfants dont les parents sont plus aisés ont le même trajet que les français. Pleins de jouets, télé... ensuite il faut faire des études parce que si pas d'études, pas d'argent, et pas d'argent, pas de bonheur... alors on fait des études et puis on trouve difficilement du travail. Par ailleurs, le stress au travail reste assez similaire apparemment.

On est donc confronté à 2 formes d'intelligence, l'un où le sens pratique prône, l'autre où le sens logique du toujours plus.

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