du 25 au 28 février 2008 - Posadas

25 février 2008 - 21h30 - Chez Nieves

Le bus

J'ai donc pris le bus, non sans tristesse assumée.

Plus je prends les bus ici, plus ils sont pourris et moins j'ai de chance avec mes voisins.

La dernière fois, j'avais une fille qui faisait pas loin de 2 fois mon poids et qui prenait toute la place. 4 heures durant seulement, ouf !

Cette fois j'ai eu le droit au bouquet : un homme qui avait bien bu et qui était... disons le carrément : dégueulasse. Il crachait dans le couloir du bus et se curait les ongles avec les dents. Oui, oui, vous ne pourrez pas le croire, je n’ai pas la photo, mais je l'ai vu de mes propres yeux propres.

Le soucis c'est que je ne l'ai pas vu tout de suite et je lui ai naturellement proposé à boire de ma bouteille... et il n'a pas pris de verre pour... autant vous dire que je n'ai pas remis mes lèvres sur le goulot. Je pense sincèrement que ça n'aurait pas pu m'intoxiquer, ou récupérer plus de bactérie que l’on en a déjà sur les nôtres, mais là, non, je ne pouvais pas.

Son cinéma a duré… 16 heures.

Un local de l'étape

Arrivée à Posadas

Arrivé à Posadas, où la mission jésuite m'intéresse, j'ai loupé le rendez-vous que m'avait fixé Nieves pour venir dormir chez elle... Je me suis donc trimbalé avec mes sacs toute la journée...

On s'en enfin retrouvé avec Nieves qui m'a laissé ses clefs et qui est repartie à son travail.

Je l'attends à l'appartement car dehors il s'est mis à pleuvoir. Peu réjouissant.

Rue de San Ignacio

Posadas

C'est une ville collée au Paraguay au nord de l'Argentine. Thomas m'a fait parvenir un article de l'Express qui relate l'arrestation de Yann Artus Bertrand ici même quelques jours plus tôt... c'est accueillant :o)

La ville et les alentours sont hauts en couleurs. Rouges pour la terre et les routes, et vert pour le reste ! Les arbres sont tropicaux.

Il n'y a pas à dire, l'Argentine est Le pays aux paysages tellement différents !

C'est une ville très paisible et peu touristique.

Rue pavée de San Ignacio

Gastronomie argentine

Suite à une remarque acerbe et justifiée de Sandra, voici ce que vous pouvez retrouver dans la gastronomie habituelle des argentins.

A la maison : riz mélangé à des légumes, hamburger, viande, salade.

Au restaurant : pizza, hamburger, Lomo (hamburger long avec un steak), viande, salade et frites.

Et oui, je crois que quand on voyage, on ne peut que s'habituer à ce qui est assez incroyable pour nous français : la pauvreté du choix proposé.

Rue de San Ignacio

La jalousie en Argentine

J'ai été étonné de voir que les couples sont très peu jaloux ici. En effet, les marques d'affects envers les autres personnes ne dérangent en rien l'autre, mais vraiment en rien !

On devrait en prendre de la graine !

Rue de San Ignacio

Bilan après un mois de voyage

La première chose est que je commence à comprendre émotionnellement ce que veux dire "le voyage forme la jeunesse". Oui, ici toutes les émotions sont décuplées et en même temps très éphémères, seul le bonheur reste la souche. On rencontre des gens avec qui on passe des moments inoubliables puis on les quitte. On est triste et fatigué, mais heureux, parce que la tête remplie de découverte, d'événements, de vie. Dans un voyage de ce type, la vie est plus intense, plus prospère et si rapide qu'on en apprend toutes les heures et on ne s'en lasse pas.

Le seconde chose et je vais avoir besoin de votre aide c’est : es-ce que je dois acheter une voiture. Si j'en achète une ce sera en bon état... D'un côté je me dis que c'est cher payé, sachant que je trouverai toujours du monde en auberge de jeunesse pour venir et partager avec moi l'essence, d'un autre je me dis que je ne ferai ça qu'une fois dans ma vie, et même si c'est cher payé; ça me permettra de voir des sacrés paysages, d'aller dans les coins reculés, de faire de sacrés photos et de décupler le plaisir qui est déjà le mien. A votre avis, dois-je me lancer dans l'aventure ? Si je le fais ça sera à Buenos Aires ou à Ushuaia sachant qu'à BsAs ça doit être plus simple.

La troisième chose, c'est que même si parfois la tristesse est présente et se prolonge un peu à cause de la fatigue, c'est vraiment formidable de pouvoir voyager, partager, aimer de la sorte. Le Bonheur quoi !

Enfin j'ai dépensé à peu près 3500 pesos ce qui me parait énorme. Mais cela ne fait que 777 € et à peu de chose près je suis dans mon budget. Le Brésil coûte deux fois plus cher et la Bolivie beaucoup moins.

26 février 2008 - 19h15 - Chez Nieves

hier soir

Au retour de Nieves vers 22h j'avais acheté une pizza mais elle n'en voulait pas. Nous avons discuté devant ma pizza avant qu'elle me propose d'aller à la rencontre de Carlos, un autre couchsurfeur de Posadas qui est architecte et qui m'avait envoyé une réponse positive pour un couchage. Nieves avait été la première à me répondre.

Nieves l'a donc appelé et on est allé boire un coup en ville. Discussions au sujet de l'achat d'une voiture en Argentine ou au Chili, au sujet des camps de concentration (Carlos avait découvert l'horreur 2 semaines plus tôt sur un documentaire télévisuel), au sujet de mon appareil photo, Nieves souhaitant s'acheter le même et enfin sur le Paraguay dans lequel je vais faire une incursion demain je pense.

On est rentré vers 1h30 pour dormir.

Rue de San Ignacio

Les missions Jésuite

Aujourd'hui je suis allé prendre un bus au terminal pour aller à San Ignacio Mini. Ici même se trouve la plus importante mission jésuite de la région. Paraguay et Brésil compris il n'y en avait pas moins d'une trentaine à l'époque. Les franciscains sont arrivés vers 1560 et les Jésuites ont pris le relais vers 1610.

Les indiens du coin, les Guaranees ne voulaient travailler ni pour les espagnols ni pour les portugais. Les Jésuites utilisèrent ainsi la musique pour les inciter à travailler pour eux.

Il reste encore des Guaranees qui possèdent des petites maisons dans le coin. Mais leur échoppe artisanale était fermée aujourd'hui. Ils continuent pour la plupart à parler leur langue, mais comme un peu partout dans le monde, les enfants n'apprennent plus que la langue officielle : l'espagnol.

La mission est assez jolie malgré le fait qu'elle soit complètement en ruine. Ici et là sont conservé les sols d'époque qui ont résistés aux siècles. Elles ont été détruites par les Paraguayens au début du 19ème siècle.

Eglise de San Ignacio

Maquette de la mission de San Ignacio Mini

Plan de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Un local de l'étape

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Un local de l'étape

Un local de l'étape

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini, Entrée de l'église

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

Ruines de la mission de San Ignacio Mini

San Ignacio

San Ignacio est une petite ville de 10000 habitants sise à 45 km de Posadas au nord-est. Ici les villes sont très étendues et les 10000 habitants sont loin de se trouver réellement dans le bourg où seuls 1000 à 2000 personnes doivent réellement vivre.

Rue de San Ignacio

dans le bus des transports municipaux

Ici dans le bus, la terre rouge amené par les semelles locales offrent un peu de folklore.

Un vendeur de bonbons de Mar del Plata nous a proposé une super promotion : 1 pesos le paquet... pfff, ils peuvent pas vendre du saucisson :o)

5 min plus tard, on a eu droit à un joueur de flute de pan.

28 février 2008 - 9h00 - Chez Nieves

Hier

Je suis allé au Paraguay. A Posadas, on peut prendre le bateau pour 3 pesos, faire tamponner son passeport et aller voir ce qu'il se passe d'autre côté de la rive du Parana.

Arrivé là-bas, retampon et découverte. Les maisons sont 2 fois plus pourries qu'en Argentine et des milliers de vendeurs sont là pour laisser T-shirt, montres, lunettes, CD, DVD, jeux Playstation, fringues, lampes, couteaux etc... à des prix deux fois moins importants qu'à Posadas.

Le prix de mon hamburguer/coca : 1,5 €. On est loin d'attendre les délicieux chawarmas arméniens à 0,50 €, loin de les atteindre au niveau prix, qualité, goût... tout quoi !

Ici les Argentins de Posadas et sa région viennent faire leur courses, pour certains pour l'année vu le nombre de sacs remplis de jouets, chaussures, cigarettes, fringues...

Paraguay

Paraguay

Paraguay

Paraguay

Paraguay

Paraguay

Douanes

Au retour il y a 5 fois plus de mon dans le bateau qu'à l'aller. Aux douanes, j'ai du attendre 30 min avant de passer vu le monde et les affaires ramenées.

Les douaniers on regardé mon petit appareil photo "Made in china"... il m'a laissé entrer avec. Ici, presque rien n'est made in China :o).

Remarque j'aurais laissé mon appareil aux douaniers c'était pareil, vu les photos qu’il fait maintenant... vous pouvez constater un irrattrapable voile rose... il se meurt le petit et c'est emmerdant.

Je vais peut être devoir en faire venir un de France, parce que je ne veux pas payer un appareil à 180 % de son prix Français...

Cela dépend vraiment de ce que je fais après...

Paraguay

Paraguay

Paraguay

Paraguay

Paraguay

Hier soir

Je suis allé chez une autre couchsurfeuse qui ne peut pas accueillir mais qui est sympa et curieuse. Avec ses copines elles m’ont posé la question sur l’éventuel cousin de Sarkozy dans le groupe d’Arthus-Bertrand. Evidemment je n’ai pu que leur expliquer le point de vue français sur cette affaire, sans cousin de Sarko mais en lui disant que lors que l’on fait un truc de la sorte -qui peut être mal vu par les autorités- on se doit d’être soi-même blanc comme neige, ce qu’ils n’ont pas été.

J’ai donc passé la soirée chez Victoria, Nieves étant restée tard au travail et devant aller chez une copine pour une « emotional emergency ».

Posadas

Posadas

Posadas

Posadas

Posadas

Aujourd’hui

Je vais aller prendre le bus pour les chutes d’Iguaçu, un endroit truffé d’anglophones, de coréens, de chinois et de japonais… C’est un peu comme Paris quoi :o)

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