Notre voyage en Arménie !

Passez votre souris sur chaque photo et vous en verrez la légende !
Thomas écrit en jaune et Vincent en blanc.
Utilisez plutôt un autre navigateur que Internet Exploreur.
bonne lecture

Voici le site qui présente notre voyage en Arménie. Nous sommes partis dans le cadre de l'association SCRIBE-Paris.
L'association finance les frais d'inscription d'étudiants dans le besoin du Haut-Karabagh, une région arménienne autonome sur le territoire administratif de l'Azerbaïdjan.
C'est donc le cadre de cette remise de bourse que nous sommes partis là-bas. Nous profitons cet occasion pour visiter l'Arménie et le Haut-Karabagh.

Nos têtes après le réveil

19 août 2007 - 10h – Sur un banc public devant l’opéra national

Malgré les aléas des aéroports surtout à Pragues et à Erevan, nous sommes enfin arrivés en territoire arménien.

Après avoir rejoint Erevan suite de longues négociations avec des taxi drivers, puis un petit somme dans le « parc des anglais » où il n’y avait enfin pas de chien errant, nous attendons patiemment de pouvoir appeler nos contacts à une heure décente :o)

Nos gueules au matin après le réveil dans le parc en photo !

Un banc, plus de meutes de chiens errant à nos trousses, que demandez de plus ? ah oui, je sais, une bonne douche... bah tant pis

Avec Hakob et Anouch

19 août 2007 - 14h46 – dans un cybercafé

Bon, ce matin c’était un peu galère, et puis mes SMS ne passent pas, alors j’avais beau en écrire à tout le monde, ça n’arrivait pas.

Finalement, on acheté une carte téléphonique, de fil en aiguille on a réussi à avoir Janik Manissian (Certains de l’association vous dirons qui es-ce). Janik, on l’a rencontré à midi et en 1h30 tout était plié : taxi pour les visites, logement chez un arménien très sympa et visites se feront d’elles-mêmes…

Sur la route

Bref, pour Janik il faudrait inventer un mot plus fort que merci !

On est donc chez un étudiant arménien qui parle couramment français et qui est en médecine.

On est un peu brisé par le voyage mais ce soir on va se reposer et demain on partira sur les routes !

J’ai eu Rouzan, notre correspondante au téléphone. Nous arriverons au Haut-Karabagh le 25 août et remettrons les bourses le 26.

19 août 2007 – 23h49 – Chez la tante de Hakob

Alors voilà, on dort chez la tante d’Hakob, Jacques en arménien. Chacun son lit, chacun son oreiller mais pas de jacuzzi :o)

Cette après-midi après être arrivé chez lui, on est passé laisser des mails pour donner des nouvelles puis l’on est rentré, on a pris une douche, une bonne grosse douche avant de dormir au moins 2h.

Ce soir on a bu un coup sur la terrasse avec Hakob et sa cousine machin-truc, charmante au demeurant, mais pas assez pour que l’on retienne son nom. Ensuite on est allé manger un chawarma puis on s’est baladé en ville avant de rentrer.

Anoush, Anoush !

devant la voiture de Gora

Hakob fait médecine, travaille la nuit dans deux pharmacies, et est médecin militaire à ses vacances perdues.

Il nous accompagnera sur les routes d’Arménie. On lui a demandé de nous faire rencontrer l’Arménie telle qu’il l’appréciait, plutôt que de se plonger dans le Petit Futé. En effet, ça nous parait intéressant de voir l’Arménie de l’œil d’un arménien. On ne verra pas tout, mais es-ce important si l’on respire traditions et sources du pays.

Les premières impressions sur Yerevan de Thomas c’est que ça ressemblerait bien à Beyrouth s’il y avait été. Il y a pas mal de trous et de travaux. C’est un peu comme une ville de l’Europe de l’est avec moins d’arbre.

Dès que l'on s'arrête, Gora vérifie sa voiture... ça fait peur !

Mes premières impressions sont la chaleur accueillante des gens et le total dépaysement. La conduite est incroyablement folle ici, faut être sur les nerfs en permanence pour pouvoir ne pas se prendre une voiture devant, derrière ou sur les côtés si ce n’est un camion. Le taxi qui nous ramenait de l’aéroport se serait pris pour Fangio c’était la même !!! Les rues sont défoncées par les travaux non signalés. Hakob nous a même raconté qu’un taxi était tombé dans un trou profond le mois dernier car il ne l’avait pas vu… Le trou était dû à des travaux, et ceux-ci ne sont jamais signalés !!! Moi ce matin j’ai failli tomber dans un égout, la plaque était sortie :o)

Eglise NORAVANQUE

Bref tout le charme d’un pays que l’on rencontre et qui nous étonne chaque instant !

Mercredi, il y a Arménie-Portugal pour les éliminations du championnat d’Europe des nations de football. On va essayer d’y aller. On aimerait voir ce que cela peut donner un match comme ça. Les arméniens sont fous en ce moment car l’Arménie a battu la Pologne et parait-il qu’il pourrait encore se qualifier pour cette compétition.

On est KO, alors au dodo, demain on se lève à 8h30 pour partir à 9h30 sur les route d’Arménie !

20 août 2007 – 16h05 – En voiture vers Yerevan

Aujourd’hui nous nous sommes finalement levé à 9h25 et nous sommes partis à 10h direction le sud du pays pour visiter l’église NORAVANQUE. Joliment perchée sur un flanc de montagne dans la nature, à 5km de la grande route, le site est magnifique. Nous y avions visité les deux églises. Il était une heure alors nous nous sommes arrêté pour manger sous un arbre.

Ensuite nous sommes allés à GREGOR LUSAVOVITCH, « Grégoire l’illuminateur ». Il a passé 12 ans dans une cave ouverte en se nourrissant d’eau et de pain. Il y a été contraint a resté dans cette cave car il croyait en Dieu dans sa version chrétienne de l’histoire. Puis l’Arménie a reconnu que celui-ci avait vu juste et décida de libérer Grégoire et de proclamer la religion chrétienne religion d’Etat.

paysage que l'on peut voir en roulant

On est en train de s’organiser pour tout le voyage. On va essayer d’aller camper sur le lac Sevan à la fin de la semaine.

Gumri, on le fera peut-être plus tard. Il faut que l’on en reparle avec Hakob, et que j’appelle Karine, à qui j’avais proposé de venir à la fin de la semaine.

En ce moment nous rentrons à Yerevan et je ne perds pas de temps sur l’autoroute ;o) comme vous pouvez le constater. Toutefois, l’écran étant trop éclairé par le soleil je n’y vois pas vraiment grand-chose et il va donc falloir que je corrige en arrivant.

Eglise NORAVANQUE

Ce soir nous allons boire un verre avec deux filles. L’une arménienne et l’autre française. La première nous avait proposé dans un premier temps un couchage mais n’a pas pu nous accueillir finalement. Elle a donc demandé à son amie française qui aurait accepté si nous n’avions pas trouvé d’autre solution.

Tiens, Thomas se repose dans la voiture ::o)

Au final, pour les remercier de leur sympathie et pour connaître un peu plus de monde, on va aller boire un coup avec elle.

La cousine de Hakob s’appelle Anouch. Elle nous a accompagnés durant la journée. C’est cool, tout le monde profite :o)

En ce moment on n'a pas de gaz car ils font des travaux sur Yerevan. On mange donc froid et on se lave à l'eau froide !

Nous !

Finalement, on arrive pas à s'arranger avec les deux nanas dont je vous parlais tout à l'heure, alors on les verra peut-être pas.

Hakob nous a raconté comment cela se passait à Gumri après le tremblement de terre. Il coupait des poutres avec son cousin pour se chauffer ou bien ils allaient voler de l'huile dans des transformateurs électriques dans le même but !

21 août 2007 - 11h20 - Chez la tante d'Hakob

La vie a Yerevan

Hier j'ai pris une douche froide avant de sortir car ils avaient coupé le gaz. Ca m'a rappelé les scouts quand on prenait nos douches au jet d'eau ! Ici certaines personnes ne se lavent pas des fois, ils trouvent cela normal et pas grave :o) Moi je ne pourrais pas

Port d'arme interdit dans ce club privé !!!

Ce matin, il n'y a ni gaz ni électricité. Hakob a dit qu'il devait y avoir eu un accident eléctrique... comme deux câbles qui se sont touchés. Donc on ne peut rien préparer, et il n'y a toujours pas de gaz, c'est Thomas qui a pris sa douche à l'eau froide.

hier soir

Nous avons finalement réussi à rencontrer la française Charlotte qui travaille dans un orphelinat. C'est le genre de personne qui est l'amie de tout le monde. Conclusion au bout d'une heure au bar, on était une quinzaine : 2 lituaniens, 3 arméniens, 5 français, 1 hongrois, 1 indien etc...

La soirée a été sympathique, sauf que je me suis engueulé avec cette fameuse Charlotte qui a l'esprit ouvert jusqu'à certains points.

No comment...

Et oui, Hakob est devenu fou ! C'est pas bon de nous fréquenter :o)

Thomas a apprécié la soirée, mais personnellement je n'aime pas rencontrer des français dans d'autres pays parce qu'ils te racontent toujours les pires histoires pour te casser ta belle vision du pays. En sous-entendant bien évidemment que la France c'est mieux. On est vraiment chauvin et hautain, nous les français.

Elles nous ont raconté que les hommes arméniens étaient frustrés de ne pas faire l'amour avant le mariage. Et par là même, comme les femmes russes ou européennes sont considérées comme faciles, elles se faisaient emmerder assez régulièrement de manière très ingrate.

Bref, je comprends leur désarroi toutefois, quand je suis dans un pays je n'ai pas envie de critiquer, c'est leur manière de penser de vivre. Je m'en vais si cela ne me plait pas.

C'est du jean claude Van damme ? ;o)

La classe !!!

Il est difficile d'être une femme parfois. La culture celte où les femmes étaient les chefs de famille est bien lointaine.

Programme

Dans la journée nous allons visiter le monument du génocide arménien, le musée du génocide, le mar... où des livres anciens sont exposés.

La culture arménienne par excellence.

Hakob va nous faire visiter son université, vers 2h et va nous faire rencontrer ses amis.

Tiphenn, une Bretonne qui est dompteuse bosse pour 1 an au zoo de Yerevan. Il parait que le zoo n'a pas été refait depuis 1915 ! On va essayer d'aller la voir au zoo à la fin de notre voyage.

Le mémorial du génocide

21 août 2007 - 22h40 - Au Wild West

Notre journée a été bien remplie. Nous sommes en train de boire un coup au Wild West, un bar, après être passé au Texas où la musique était trop forte pour moi. On est avec 4 amies de Hakob qui est un sexe symbole. Une française est là aussi. Elle est d'origine Arménienne et on a visité ensemble le mémorial du génocide cet après-midi.

Anecdotes

Ce matin dans le minibus, la porte s'est ouverte, et Hacob a rattrapé le mec qui était accoudé à la porte :o) Vive l'Arménie.

En fait, le réseau de gaz de chez la tante à Hakob a été installé par Hakob. Le tuyau passe sous mon lit, c un tuyau souple :o)

22 août 2007 - 4h13 - Chez la tante d'Hakob

Soirée inoubliable

Pour tout vous dire, Thomas est bien cuit :o) ça donne :o)))

Bah alors là c'est n'importe quoi :o), pour le coup, ça l'était vraiment du n'importe quoi...

Depuis tout à l'heure que je vous ai écrit, on a bu bière puis Vodka dans le même bar. Hakob nous a invités dans la pharmacie dans laquelle il travaille. Seuls la française, Thomas et moi sommes allé ensemble à la pharmacie dans laquelle Hakob travaille.

Le mémorial du génocide, 12 pierres vers le ciel pour les 12 régions arméniennes

Après que le gérant de la pharmacie soit parti, on a mis la musique à fond, je suis allé acheter un bouteille de Vodka que l'on a fini à 5 avec le gardien de la pharmacie, et on a chanté, dansé et bu dans cette pharmacie. N'importe quoi mais c'est tellement bon d'apprécier la vie chaque instant !

Avec l'alcool, Thomas est devenu un peu lourd avec sa nana. Mais bon c'est normal il souhaite que cela fonctionne

Etonnant non ? Et puis on a bien le droit d'y croire sans se laisser emm#$£& par les théoriciens de la vie !

Théoriciens, théoriciens... l'homme est dirigé par ses émotions et on ne contrôle pas celles des autres. Etonnant non ? :o)

En même temps, j'ai réussi à capter un réseau Wifi dans la pharmacie et j'ai discuté avec mon agennaise ce qui m'a fait du bien :o)

Journée

Dans la journée on a vu le monument du génocide, on a vu le Matenadaran et le musée de l'histoire de l'Arménie.

Le Matenadaran est l'endroit où tous les anciens livres sont exposés. Ceux-ci représente la culture arménienne par excellence, le socle de cette civilisation.

Au musée de l'histoire de l'Arménie, cela a été impressionnant pour nous de voir des vestiges qui datent du 10ème ou 15ème siècle avant JC. Alors qu'en France, c'est une utopie de voir cela. Je savais que ce peuple était ancien, mais à ce point !!!

Recueillement

Au mémorial du génocide, je me suis receuilli 10 min. Ce mémorial est impressionnant.

On n’a pas pu prendre de photos dans les musées car c'est interdit. Mais je suis sûr que si cela vous intéresse, Google sera là pour vous renseigner.

Demain

Demain, on va au Lac Sevan. On y couchera avec nos duvets. Hakob nous a demandé de mantir à sa soeur et sa cousine, car s'il est avec elles, il ne pourra pas autant blaguer avec ses copines qu'à l'habitude

La plus belle avenue de Yerevan

Le mot de la fin

Franchement on a passé une soirée folle et géniale. La vie c'est exactement cela.

En 5 jours, on n’aura pas forcément tout visité, mais peu importe, le but n'es-t-il pas de voir l'Arménie avec l'oeil d'Hakob ?

Pourvu que cela continue

J'allais le dire...

22 août 2007 - 11h43 - Chez la tante d'Hakob

Hier soir j'étais trop fatigué pour continuer. J'ai coupé le portable à 5h00 du matin

Il y a tellement de choses à raconter... tellement !

Je sais que mon écriture n'est pas forcément bonne mais je n'ai pas envie de prendre encore plus de temps pour tout corriger. D'autant que l'écriture avec quelques grammes de Vodka dans le sang est tout de suite plus autentique :o)

Le gardien et Hakob de dos dans la pharmacie

Un drapeau arménien sur mon appareil photo

Hier, une amie d'Hakob dont je n'ai pas pris le temps d'apprendre son nom avait un bracelet en perle avec le drapeau arménien.

Je l'ai pris en photo, et elle m'a donné un petit porte clef qu'elle a confectionné de la même manière. Je l'ai accroché à mon appareil photo. Kitch et classe :o)

Des tripes de fou !!!

Hier, on s'est fait des tripes de fou avec Hakob. Du style, chanter dans toute la ville sur une video "Armenia, Armenia" sur le son de la chanson Mexico :) ou bien encore Kilinkia qui est un bière.

Hakob a appris de sa grand mère à lire dans l'avenir dans les flaques d'eau

Je ne sais plus la ligne de code pour insérer les videos mais vous les verrez à notre retour en France.

On en est déjà à plus de 600 photos :o) Les malades !!!

22 août 2007 - 20h30 - Chez la tante d'Hakob

Journée peinard

Aujourd'hui on voulait aller au lac Sevan, mais le temps là-bas n'était pas terrible : froid et pluvieux.

22 août 2007 - 23h30 - Chez la tante d'Hakob

Du coup on est allé voir l'église d'Etchmiadzine à une vingtaine de kilomètres de Yerevan, mais attention pas n'importe quelle église, tout simplement la toute première église du monde ! 300 après JC (300 avant ça aurait été louche) rien que ça. Un édifice spatieux, tout confort, beaucoup plus grand que celle qu'on avait visitée jusqu'à présent et complètement peinte à l'intérieur, des fresques et des plafonds magnifiques.

La première église à Etchmiadzine

Après notre pause internet quotidienne, nous nous sommes baladés dans cette bourgade avant de rentrer sur Yerevan, tacos powered.

La nef de l'église d'Etchmiadzine

On voulait voir le match Portugal-Arménie au stade mais il n'y avait plus de places. Finalement nous avons passé la soirée chez un ami de Hakob qui fêtait son anniversaire, 74 balais tout de même... Un vieil homme avec l'oeil brillant avec qui nous avons partagé, en compagnie de la tante d'Akob, de sa soeur et de ses cousines, quelques plats ainsi que vin, cognac et champagne made in armeny.

On a pu voir la fin du match, 1 partout, très satisfaisant pour l'équipe locale Ararat. Demain le programme, c'est Gerhat le matin et départ pour Gumri dans l'après-midi. On y passera la nuit chez la famille de Akob en essayant de voir Karine.

Et ce qui devait arriver...

Et voilà, revenu de chez l'ami de la famille, je suis passé aux toilettes. Confirmation, j'ai été vacciné. Une bonne vieille coulante arménienne. Le genre de spectacle qui te montre qu'auparavant tout ce que tu appelais colique n'était que le fruit de tes meilleures imaginations.

Bénédiction du sel

Et comme cela regargouille... et oui, j'ai fait de la place, je pense que je vais passer une nuit assez serrée :o)

Comme dirait l'autre : "ça, c'est fait !"

Le coût de la vie

Il parait qu'il y a 3 ans le coût de la vie était bien moindre. Mais pour nous c'est pinuts :

Toutefois, le coût des appartements est hallucinant. Apparemment, les arméniens de la diaspora reviennent en Arménie, avec leur argent et font grimper les prix. Un peu comme les anglais et les hollandais en France, les français au Maroc etc... C'est nul, mais bon. 80000 euros un T3 miteux, 120000 euros un T3 tout neuf.

Une vigne grimpante de Noël qui a bien fait rire toute la famille !

J'ai rappelé Janik pour lui donner des nouvelles. Il avait trouvé des places pour le match... il a toujours les bons fillons ! Karine quant à elle a des soucis aux jambes. On la verra à Gumri

Demain on se lève tôt, sinon nous n'aurons pas le temps de tout faire.

On prendra un peu de temps dans la voiture pour écrire quelques messages avant de repartir pour Gumri.

Et mon ventre gargouille...

1h25, Thomas est couché depuis 1h, j'ai enfin fini de mettre à jour le site sur mon PC. Demain on se lève à 7h30, 4h30 en France.

On pense à vous

Indiana Jones !

Ca devait être mon mot de la fin mais le temps en a décider autrement. J'étais tranquillement assis dehors quand la pluie s'est mise à tomber à grosse goute. Branle bas car nos affaires étaient en train de sécher dehors... ou plutôt de se mouiller. C'était la dernière anecdote !

23 août 2007 - 12h22 - Chez la tante d'Hakob

Là on va partir pour Gumri.

Tout à l'heure on a été visiter Garni et Keghart. Le monastère rupestre de Keghart est ancré dans la montagne. L'église a été construire en bonne partie à même la roche. Comme à Pétra en Jordanie, sauf qu'ici, ils sont commencés par le haut. C'est impressionnant. Ca donne un petit goût d'Indiana Jones :o) Il y a des petites chapelles troglodytiques.

Ensuite nous sommes allés au temple du soleil de Garni. Avant que l'Arménie déclare le christianisme réligion d'Etat, les arméniens était polythéistes. Le site est une fois de plus merveilleux. Ce temple est le seul a n'a pas avoir été détruit pour conservé cela dans la culture.

Des paysages superbes dont on ne peut se lasser...

Le troglodysme, ça rend vachement bien, beaucoup plus solennel et plus imposant...Go troglodysm ! mais bon faut aussi avoir la montagne qui va bien au bon endroit et surtout au bon moment.

Le Mont Ararat dégagé

Sur la route de Keghart

Une petite dernière pour la fin !

Dont on ne peut se lasser !

24 août 2007 - 18h54 - Dans le minibus vers Yerevan

???

Le minibus

Le minibus c'est une institution ici. Plus de tramway, le taxi étant plus cher et le réseau du métro étant faible, le minibus est un réseau impressionnant de camionettes style "Renault Trafic" qui rayonne partout.

Il y a plusieurs dizaines de ligne à Yerevan et plusieurs autres pour les villes de province.

Cela coûte 100 Drams (le métro 50) dans Yerevan. On est 15 dedans dont les 14 passagers. Pour Gumri cela coûte 1200 Drams. presque 2h pour moins de 100 km. 1€ = 450 Drams en gros.

Le plus sympathique dans le minibus c'est que quand il n'y a pas de gaz à Yerevan, tu peux sentir qu'une partie de la population ne prend pas sa douche :o)

Vue de l'arrière du minibus

Gumri

Hier nous sommes allez à Gumri avec Thomas et Hakob dans la famille d'Hakob. Des gens adorables, souriant, qui aiment la vie.

Le soir, après avoir mangé et pris un thé, nous nous sommes un peu reposés avec Thomas.

Hakob's family

Nous sommes ensuite sortis pour aller marcher en ville. On peut encore constater les dégâts du tremblement de terre qui a eu lieu en 1988. Les routes sont pour la plus part praticable, mais il vaut mieux avoir un 4x4.

Les bars d'ouverts ne reçoivent que des garçons, les filles rentrant très tôt à la maison.On a pu voir les grandes places de cette ville qui possède 200000 habitants.

Nous sommes rentrés vers 23h pour manger du gateau préparé par la mère d'Hakob et nous avons discuté jusqu'à 2h30 du matin.

Thomas s'est un peu assoupi du fait de la fatigue accumulée.

Je me reposais les yeux c'est tout ! J'ai tout bien suivi ce que vous disiez !

Hakob m'a encore parlé du tremblement de terre. Il m'a raconté qu'il venait faire la queue par -25°C à 6h du matin pour réccupérer du fuel pour se chauffer. Ce fuel venait des Etats-Unis et était rationné grâce à des tickets. Hakob avait les doigts bleus quand il en revenait.

Il m'a dit qu'aujourd'hui encore, quand il commence à faire un peu froid, son corps se souvient de cette période et ses doigts se refroidissent encore à en changer de couleur.

Au restaurant avec Kariné

Sa famille a dû une fois couper une partie du tapis pour pouvoir se chauffer.

Hakob m'en a parlé avec le sourire jusqu'à ce que la tristesse prenne le dessus à en mouiller ses yeux doux et rieurs.

Il m'a aussi raconté que même dans les pires moments ses parents gardaient le sourire et jouaient au cartes tous les soirs avec leur enfants pour qu'ils ne s'ennuient pas.

Le minibus 2

Le minibus roule à tout allure, il est en surrégime le tiers du temps. Les virages pris à grande allure et l'odeur de gaz brulé me font un peu froid dans le dos :o) On va mettre 1h à ce rythme là pour revenir !

La taille des truites dorées, mon bras !!!

Gumri 2

Ce matin nous avons appelé Kariné. Ensuite nous avons pris le petit déjeuné, puis nous avons rejoint Kariné, sa nièce et le copain de sa nièce. Ces deux derniers habitent Strasbourg.. Illkirch (Graffenstaden !) plus précisément.

Karine nous a emmené à l'église de "machin-truc" (Lelia ?) où il y avait un monastère en ruine. Situé encore dans un paysage magnifique, l'église est encore très touchante. Les paysages encore très agréables, comme toute l'Arménie.

Après cette balade, elle nous a invité dans un restaurant de poisson bien connu de Lelïa. Le patron a organisé son restaurant autour d'une rivière qu'il utilise pour élever des truites mouchetées, des truites dorées et des esturgeons.

Dans le minibus

Les poissons sont grillés au barbecue. Simplement délicieux. C'est bien les choses simples : l'excellence par exemple :o) Merci Kariné.

Merci beaucoup, c'était vraiment excellent avec en prime une dégustation de tous les fromages de la région. Et pour les mauvaises langues, c'était le poisson le plus frais que je n'ai jamais mangé: catché sur place et découpé en deux secondes. D'ailleurs c'est une très bonne idée à implanter en Dordogne: élevage d'espadons et caviar avec dégustation de poissons grillés, manque plus que l'élevage des chèvres pour le dessert et le gîte pour la nuit !

Hakob, sur nos conseils est retourné à Yerevan auparavant car il ne fallait pas qu'il soit en retard pour une réunion des élèves représentants chaque université.

Nous sommes rentrés chez les parents d'Hakob qui nous on offert un thé. Torik, la première sœur d'Hakob était rentrée à Gumri.

Elle nous a raccompagnés avec sa petite soeur, Tatev au minibus après que l'on ait pris une photo avec la famille.

Aaaaaaaahhhhhhhhh !

Les parents d'Hakob on une vrai avenance, un vrai sourire qui montre combien ils aiment la vie.

Des personnes charmantes dont tous les enfants sont francophones et francophiles, fallait voir toutes les cartes postales sur la France dans la chambre de la petite dernière. Ils nous ont ouvert leur maison de bon cœur.

Le minibus que l'on tractait, en doublant sur une ligne blanche...

Pour l'anecdote

Eh ben la mère d'Hakob a dit qu'on était très beau ! Merci papa, merci maman :o)

Et non elle ne nous a pas marié à ses filles !

Pour info

Notre minibus s'est arrêté, pourvu qu'il reparte...

10 minutes après...

Et non, ce n'est pas notre minibus qui est en rade, mais un minibus voisin ! Ils ont donc décidé de le tirer !!! Donc notre minibus tire et il roule pratiquement toujours aussi vite !!! A mon avis, ça doit pas être la première fois que cela leur arrivent. En gros, avec Thomas on est à l'arrière de notre minibus, donc on va faire 30 km avec le Je-vous-salut-Marie en tête :o)

I want to live ;-(

Si vous recevez cette page, c'est que nous sommes encore en vie :o))) c'est ti pas heureux ça !

25 août 2007 - 00h30 - Chez la tante d'Hakob

Anouchhhhhhhhhhhhhhhhh !

Sur le départ

Ce soir après notre virée quotidienne à l'internet café du coin et miapizza (la pizzeria la plus kitch du monde où il passe du Dave en boucle et des vidéos du André Rieu arménien: Andrerieurchian), nous avons dit "aurevoir et merci" (en français dans le texte) à la tante de Hakob et à Anouch. Nous avons discuté un peu de tout et de rien et montré le site internet pour crâner un peu sur cette technologie française que le monde tout entier il nous l'envie.

Malheureusement, Anouch a deja fait plusieurs sites internet pour ses études. Elle a donc, en toute simplicité, conseillé poliment à Vincent de se rhabiller et de prendre des cours de vrai html (et d'anglais tant qu'on y était !).

Du grand Vincent encore ce soir (et un point vincent pour Vincent): à la question cruciale du voyage "Do you like armenian girls ?", la réponse attendue n'était malheureusement pas "cute but with a strange face". En vérité, elles sont plutôt très mignonnes (Melle Marjorie: pas taper !).

Maintenant il nous reste encore à préparer nos sacs pour demain matin avec l'enthousiasme qu'il peut nous rester à 1h du mat...

Joker ! J'utilise mon droit de réponse pour dire que le point vincent ne peut être gagné que par Vincent... Et oui, qui réussirait à casser une soirée mieux que moi ? :o)

Donc le point vincent est inutile en l'état :o)))

CQFD...

Une avenue de Stepanakert

25 août 2007 - 20h39 - A Stepanakert chez les parents de Anaïth

Nous sommes arrivés à Stepanakert. Ville paisible. Et campagnarde. Les rues, même si elles ne sont pas toutes goudronnées sont plus propres qu'à Yerevan et Gumri.

Nous sommes bien fatigués du voyage en minibus, même si nous y avons un peu dormi. Le minibus nous a bien fait mal au dos mais tout le charme du minibus sans suspensions est là.

Les gens chez qui nous logeons sont la famille de Anaïth. Nous allons lui offrir une bourse pour cette année. Ce sera donc une nouvelle boursière de notre association demain.

Place de la Victoire à Stepanakert

Elle ne devait pas en avoir une, mais Arevik Avanessian a été reçue à la faculté gratuitement, c'est pourquoi Rouzan (notre correspondante au Haut-Karabagh nous a proposé cette élève).

Discussion sur les bourses

En arrivant, nous avons rencontrés Rouzan, chez elle. Nous avons bien évidemment parlés des bourses et des boursiers.

Demain, nous remettons les bourses à 19 élèves. Les droits d'inscription ont augmentés et les inscriptions sont de plus en plus cher quand on passe d'année en année (rectification le 29 août 2007, c les droits qui augmentent). C'est pourquoi il est plus (rectification le 29 août 2007, moins...) évident de financer des élèves dans les dernières années.

Les 19 bourses coûteront autour de 5800 euros, suivant le change. C'est donc 300 euros de plus que ce que nous avions demandés à Rouzan. Toutefois, je pense que Rouzan essaye de nous pousser à faire mieux, ce que nous ne pouvons pas forcément. Je la comprends. Je pense que l'année prochaine nous devrons lui dire X moins 10 % histoire d'être sûr de rentrer dans notre budget (rectification de cette phrase débile plus bas, le 27 août 2007 à 5h50).

Le cinéma de Stepanakert

Nous l'avons accepté car l'année prochaine, 9 élèves quitteront notre giron : 8 pour fin d'études 1 pour service militaire.

Nous remettrons donc les bourses à 11h et partirons à midi pour se faire un pic-nic au nord de Stepanakert.

Lundi, nous irons faire notre visa humanitaire et nous irons retirer de l'argent, car Rouzan a dû nous prêter 50000 Drams.

L'hôtel de Stepanakert

Nous partirons mercredi matin d'ici pour aller à Yerevan puis au Lac Sevan.

Connections Internet sauvages

Cela fait déjà deux fois que je réussi à me connecter à un réseau sans fil mais derrière le routeur il n'y a pas de connexion Internet.

En fait je viens de réussir à me connecter mais je n’ai pas l'impression que les gens répondent. Ce sont peut-être des agents azeris qui se foutent de ma gueule :o)

L'Arménie telle qu'on nous l'avait vendue

Enfin l'Arménie comme on aime, fini les ipods, mercedes, magasins de tv plasma, cafés branchouilles à la pelle et autres détails tellement décevant pour le voyageur moderne ! Ici c'est l'Arménie telle qu'on nous l'a vendue, la petite maison bien délabrée où s'entasse toute la famille, grand mère incluse, la vodka (à base de feuilles de jesaispasquoi et ultra forte) au dîner (merci Marie pour le mikitch même si ça n'a pas été d'un très grand secours !) et toute l'ambiance à la Kusturica.

Marché de Stepanakert

Rien de bien méchant toutefois, juste un peu plus de dépaysement au programme. Tout le confort, wc et douche, est bien là dans le fond (du jardin) mais pas dans la forme. Je me félicite d'ailleurs moi même pour toute la discipline dont font preuve mes organes digestifs dans ces moments délicats. Intestincts et autres boyaux du milieu, merci à vous.

Nous sommes allés faire un petit tour en ville, à Stepanakert, j'ai été surpis par la propreté et la qualité de la ville, bonnes routes, éclairage urbain développé, cinémas récents, fontaine, parcs, cafés, tout y est. Tout cela a probablement était financé par la diaspora mais c'est un peu déroutant lorsqu'on vient remettre des bourses à titre humanitaire.

François, t'as de la concurrence !

Cela dit il y a un très fort contraste entre la ville et les habitations comme celle des parents de Anaïth. Anaïth n'était pas boursière mais suite à un désistement, aura, elle aussi, une bourse pour continuer ses études en langues étrangères (anglais et français). Rouzane a bien fait de nous faire dormir chez elle car ça nous fait voir la vie des étudiants. Anaïth a typiquement le profil des gens que l'on veut aider à mon sens.

26 août 2007 - 18h55 - Chez les parents de Anaïth

Remise des bourses

Ce matin nous avons donc remis les bourses.

18 bourses ont été remises dont une à la sœur d'Armine Atayan. Etant une amie d'Anouche Arzumanian, nous avons eu confiance sur les conseils de Rouzan pour lui remettre.

Les boursiers de cette année

D'après ses parents, Naria Mirzoyan était partie en Russie pour faire soigner sa santé. Ne sachant pas s'il était vraiment possible de leur faire confiance, nous avons préféré demander à Rouzan de conserver la bourse jusqu'à ce que Naria réapparaisse.

Gandzassar

Nous la financions déjà l'an passé.

"Nous avons eu confiance sur les conseils...", "Pour faire soigner sa santé" ? c'est de l'arménien traduit en français ???!!

Lors de la remise j'ai fait une petite présentation de l'association, du bureau, des trois pôles, de la pièce jouée cette année, de notre groupe d'ami et de ce que nous souhaitions pour eux : évidemment tout le bonheur !

Puis nous avons remis les bourses, moment très pudique pour eux.

A la fin, Guayane Ichkhanian, nous a dit merci parce que c'était sa dernière année. Mais elle s'est éclipsée tellement vite après ce remerciement que nous sommes restés scotchés par cette pudeur authentique.

Ensuite nous sommes partis au marché avec Anaïth pour acheter pain, fromage, charcuterie, boisson, tomates, concombres, pêche et sel.

Paysage au nord de Gandzassar

Gandzassar

Une lumière particulière à Gandzassar

Nous sommes allés déjeuner avec 7 boursiers à Gandzassar, un monastère du XIIIème siècle en haut d'une colline.

Après la visite, le déjeuner et le café sur le feu de bois, nous avons montré par mon ordinateur les photos de l'association, le dernier week-end au vert, les représentations, les répétitions et clou du spectacle, la soirée du 31 décembre 2007, la soirée Moumoute.

Ils ont apprécié cette journée et nous en sommes très satisfaits tout autant qu'eux.

Sur la route du retour, Rouzan a tenté de m'apprendre l'Arménien, alors siloum'm paysage, siloum'm baloution, siloum'm Karabagh !

La nef de Gandzassar

Vank

Nous avons aussi été à Vank, un village où un riche mécène a créé un hôtel dans lequel les chambres étaient gratuite. Et puis avec le temps, l'argent manquant, il l'a fait reprendre par un gérant en faisant payer les chambres.

Non loin de là 100 Drams pour voir des ours, un loup et un lynx en cages.

Enfin, quelques murs de plaques d'immatriculation azéries, enlevées des voitures volées pendant la guerre... enfin... plutôt au début quoi !

Attention pour les âmes sensibles, s'abstenir, cette partie va être gore. Nous l'avons donc volontairement mis en cachée, et si vous souhaitez la lire, veuillez la griser en passant votre souris active dessus. Hauts les cœurs !

Gore

Voici ma seconde arménienne... Quel amour ce pays :o)! Il donne tellement !

Cette fois-ci je pense que c'est l'eau de lavage des pèches.

En gros après être passé aux toilettes, pas besoin de vider trois rouleaux, je me suis fait une petite serviette hygiénique en papier toilette arménien (du papier crépon fin en fait) et j'ai attendu patiemment de pouvoir me doucher. Cette petite astuce m'a permis de conserver mon fond de culotte bien propre :o) la joie quoi !

Paysage au sud-est de Gandzassar

Après que l'eau ait chauffé dans un cumulus au gaz, j'ai pu prendre une douche et me laver par trois fois le fessier pour enfin taper dans la boîte d'Immodium une seconde fois.

L'Arménie, ça purifie !

Moi ça va plutôt pas mal ! même si je gagne toujours des points thomas en prenant raisins lavés à l'eau miraculeuse et autres plats en plusieurs exemplaires (sos: comment dit-on non en arménien ???)

Repas en famille

Repas en famille

Ce soir on a eu repas en famille complet (pas seulement le père et la fille) avec le frère et compagnie qui nous ont invité à un barbecue de mouton demain ou après demain. La vodka s'est stabilisée à 4-5 verres heureusement. Il nous a dit on boit pour la paix, pour la famille, j'ai dit d'accord mais mikitch family: small family !.

La glace à la vanille n'était plus pour les filles après ça. Eux aussi semble fascinés par la France, ses cartes postales et ses jean-pierre belmondo (soit disant acteur ??). La vodka me fait monter la température de 10° par verre, soit 40° degrés, ouch !

Thomas dans son moment le plus intime

J'irai bien me faire couper les cheveux à la mode arménienne pour qu'ils reprennent une forme humaine. Vous pouvez voter par sms ou email, 1 je garde, 2 je tronque.

Je vote pour "il garde", car pour l'instant toutes les filles ne s'intéressent qu'à moi :o))))))))))))

Et la sœur, c'est à toi qu'elle fait de l'oeil ??

27 août 2007 - 00h08 - Chez les parents d'Anaïth

SCRIBE décide de financer les étudiants californiens !!!

Une véritable déception, nous n'avons pas pu envoyer ce soir par FTP la mise à jour du site Internet

En Arménie, je jonglais entre Internet Explorer et un Firefox (2 programmes différents) fraichement téléchargé pour, suivant les cybercafés, mettre en ligne le site que nous écrivons.

Mais ici, pas moyen ! Et quand on souhaite envoyer le site à un ami pour qu'il le mette à jour, la responsable des PC vous coupe sauvagement la connexion ou même Internet Explorer !!!

Demain le jour se lève et Rouzan viendra à bout de ces petits soucis :o). Mais à quoi sert-il d'avoir le net si l'on ne peut pas mettre à jour un site ! Certains ne comprennent pas l'intérêt d'Internet et de l'ouverture que cela peut représenter.

Relax, take it easy. Et reprends un verre, les frenchies attendront quelques jours pour la suite de l'histoire.

Vincent quand il voit une arménienne :o)

27 août 2007 - 5h50 - Chez les parents d'Anaïth

Vous avez bien lu l'heure !

Cela fait 1h que je suis réveillé et que je cogite. Alors je viens de sortir pour pouvoir écrire, ne pas cogiter pour rien :o), vous faire profiter de mes tracas.

Je repense simplement à la remise de bourses, à Rouzan qui est comme nous, voudrait offrir plus.

Je repense à Lilithe qui nous a accompagnée dans le minibus de Yerevan à Stepanakert, qui fait les mêmes études que Anaïth, qui participe activement à SPFA à travers les voyages, dont le père est mort à la guerre et que nous ne finançons pas.

Lilithe a-t-elle une mère qui fait un travail plus rémunérateur ? Je ne sais pas. Pourquoi nous finançons Anaïth et pas Lilithe ? Anaïth a toujours un père et il travaille. Les droits d'inscriptions sont tout de même de 225000 Drams pour chacune... 500 euros !!! soit 562 Kebabs délicieux où 4200 Tomates.

Nos accolites de Gandzassar

Rouzan est quelqu'un que j'adore, qui a un humour agréable, qui offre sans demander en retour, qui est dénuée d'intérêt. J'ai toute confiance en elle. Mais je crois, malgré que nous l'ayons vu le 13 juin à Paris, qu'elle ne comprend pas que l'association est dans une passe difficile. Pas très difficile mais difficile.

Nous ne lui avons pas dit. Je vais voir pour que l'on mange ensemble et que l'on discute de tout cela.

Coq

La nuit est douce, c'est agréable. On entend dans la vallée un concert polyphonique de coq qui chantent et parfois de chiens qui aboient (il y a des caravanes qui passent sans doute :o). Les coqs me rappellent ma jeunesse où la ferme d'à côté avait un coq qui chantait tôt le matin. J'adore.

Plaques d'immatriculation de voitures azeries volées au début de la guerre

Hier, quand le père de la famille nous a demandé pourquoi le coq était l'emblème français je lui ai répondu que Coluche avait dit que le "coq était le seul animal à pouvoir chanter les pieds dans la merde", mais je crois qu'il n'a pas compris. Je lui ai dit que l'on ne savait pas vraiment pourquoi le coq.

Vodka

Hier soir, le père nous a resservi 4 Vodkas. La Vodka faite par son frère... comme nous en France on peut produire de la prune dans la cave à la campagne. Un truc qui tape bien et qui n'a que peu d'audeur... comme l'alcool de palm en Afrique mais en un peu meilleur tout de même.

De l'association, partie n°2

Pour en revenir à nos moutons, les étudiants financés par l'association, je pense que Rouzan imagine que l'on pouvait faire cet effort de passer de 5500 € à 5800. 5500 était la limite que nous lui avions fixé.

Une belle mascotte qu'il ferait lui !

Malheureusement, cette année, nous n'avons récoltés que 5500 €. Et en l'état actuel des choses, si nous ne parvenons pas à créer des partenariats avec des entreprises, cela va devenir très compliqué en septembre 2008. Après la remise des bourses.

Aujourd'hui le Dram monte, les droits d'inscriptions montent, l'association ne récolte que 6000 € par an par les dons, le voyage coûte un peu plus de 1000 € et nos frais sont de 1000 € dans l'année avec les droits SACD (ce sont des chiffres moyens). Le calcul est rapide.

Outre ce problème de financement, le souci du remplacement des président et vice-président de l'association m'emmerde très profondément. Certes, c'est une tâche assez peu évidente car il faut avoir une bonne vision globale des choses et des tripes parfois ; mais je ne comprends pas pourquoi dans l'association il n'y a pas plus de gens qui ont plus d'ambition.

photo sympa :o)

Aurais-je tout fait pour être le seul à tête de l'association, l'irremplaçable ? Je ne le crois pas, mais inconsciemment peut-être. Remarquez, vu que j'ai fait beaucoup pour l'organisation de l'association, c'est un peu la mienne cette organisation. Les membres ne se sentent peut-être pas de prendre la tête d'une association organisée de la sorte.

Je n'ai pas non plus dit que je voulais que tout reste comme cela. Si je pars, les gens feront ce qu'ils voudront. Je ne suis pas du style à m'accrocher à ces choses là, même si parfois il peut exister un petit pincement. Par ailleurs, la cohésion d'un groupe et le respect qu'il y existe, est-elle en parfaite opposition à la prise de responsabilité ? Je ne le crois pas non plus.

Moi-même, quand Sophie m'a demandé de prendre la tête de l'association, il m'a fallu un mois et demi pour me dire "ok"... mais sans aller à Malte sur le Yacht de Vincent Bolloré.

Prières autour de cierges allumés par les étudiants

Rouzan ne sait pas qu'en France, chacun des membres de l'association est au maximum de ce qu'il peut faire. Que l'on ne peut faire plus en l'état actuel et que l'on ne poussera surtout pas les gens à faire plus, sinon à coup sûr ils quitteraient le bateau de cette association devenue timbrée.

Je pense que Rouzan n'a pas compris que cette bourse en plus à Anaïth cela sera une bourse en moins en août 2008. C'est à 95% sûr. Je ne lui ai... ou plutôt nous ne lui avons pas expliqué la situation de l'association.

Ce qui est sûr aussi, c'est que vu la famille d'Anaïth, cette bourse n'est pas perdue !

Dire "Je pense que l'année prochaine nous devrons lui dire X moins 10 % histoire d'être sûr de rentrer dans notre budget parce qu'elle n'a pas respectée les 5500 € de budget alloué" comme je l'ai marqué plus haut (le 25 août 2007 à 20h39) est nul : C'est tout simplement repousser le problème et ne pas le regarder en face. Il faut s'avouer que l'on a loupé un cran au niveau communication avec Rouzan.

Une prière pour des proches, pour des vies

C'est bien ce que je disais en début d'année (comment je m'envoie des fleurs !!!), il faut absolument inclure beaucoup plus Rouzan dans notre association. L'appeler tous les mois même si on a rien à lui dire de spécifique. Cela permettra de prendre la température sur place et qu'elle prenne la température de l'association.

Si elle revient en France, il faudrait se démerder pour participer à son A/R en avion et à son visa afin de l'encourager à venir, pour qu'on la voit. Ce ne serait pas un luxe, la communication participe grandement à l'efficacité.

Il faut absolument que je lui reparle.

Le jour se lève doucement sur Stepanakert. C'est toujours aussi agréable d'être dehors, le concert polyphonique en prime. Une petite brise se lève.

Engagement dans l'association

Je n'espérais rien de ce voyage et j'adore cela. J'ai l'impression de voir vraiment, en cogitant comme cela, le but de l'association. Enfin ? Peut-être.

J'ai pas mal donné pour SCRIBE, pour ces étudiants sans jamais y aller. Bien souvent par peur de la colique, ou parce que je n'étais pas attiré par ce pays qui s'appelle Arménie. Je crois que je ne suis toujours pas très attiré par ce pays, mais j'y retournerai pour voir les gens qui m'y sont devenus chers, louer un âne et faire des balades dans ces paysages superbes, dénués de traces humaines.

J'ai donc pas mal donné sans y être allé et je vois aujourd'hui toute l'étendu de notre action et tous les problèmes que cela peut créer.

Cela me donne beaucoup plus envie d'y participer, mais je sais que je ne pourrais pas. Mes projets sont ailleurs aujourd'hui.

En disant que je ne suis pas plus attiré par l'Arménie, je crois qu'en fait je ne suis pas attiré par des pays, par aucun pays. Mais par des cultures, par des mœurs, des paysages et des hommes. Par notre Terre, la terre nourricière. Ca devient très spirituel tout cela, dites moi !!!

Donc je ne suis pas attiré par un pays mais par tous les pays :o)

Bref, ici je vois toute l'étendu de l'association après avoir fait tant, après avoir été 2 ans vice-président et 1 président de l'association. Il ne faut pas forcément faire plus maintenant, mais mieux.

On devrait faire partir les gens de l'association au bout d'un an ici, qu'ils constatent sur place ce que nous faisons. Cela ne serait pas un mal pour eux, personnellement et pour l'association. En plus, vu ce que l'on dépense comme énergie à Paris, cela permettrait à ce que nos forces vives la dépense mieux, dans le meilleur sens.

Levé de soleil sur Stepanakert

Je pourrais écrire tout un roman je crois, alors que le soleil ne va pas tarder à faire son apparition quand il aura gravi ces belles montagnes.

Je vais laisser cette discussion là (ou plutôt ce monologue), la montrer à Thomas qui même si l'Arménie et le Haut-Karabagh n'ont pas changé son air un peu débonnaire parfois, sera un allié de poids dans ma quête de la perfection impossible :o). Cela cogite toujours dans le bon sens chez lui, là haut :o).

Nous allons revoir Rouzan pour discuter de tout cela.

7h40 en direct de Stepanakert ou le soleil se lève. Vous avez une photo en prime !

Hein quoi ? Vas-y allonge toi sur le divan, tes lèvres sont lourdes, lourdes et tu finis par les fermer complètement jusqu'à 9h du mat. Merci.

29 août 2007 - 2h13 - Chez les parents d'Anaïth

La mosquée de Chouchi

Je n'arrive pas à dormir et quelque part, je n'ai pas envie. Sinon, je ferais un peu de relaxation et je m'endormirai. Je pense à pleins de choses et puis demain, on part, 7h de minibus, je dormirais pendant que Thomas écrira à son tour.

Le 27 août 2007 - Chouchi

Nous avons été retrouver Lilithe dans Stepanakert pour aller à Chouchi, Anaïth ayant un examen oral de littérature arménienne.

Nous y avons visité l'église blanche, l'église verte, la mosquée. Le musée était en rénovation. Chouchi a été complètement dévasté en 1920 lors du génocide, puis réattaquer lors de la guerre pour l'indépendance de 1991 à 1994.

Encore beaucoup de ruines existent car le travail a mal été fait par les Azéris : tout n'est pas tombé et il faudrait plus de finance pour démolir définitivement les bâtiments inutilisables de cette ville meurtrie.

Discussions avec Lili

Lili a voulu entamer une discussion sur les relations hommes/femmes. Effrayant.

Avec Lili

Apparemment pour se marier au Haut-Karabagh, il faut tout d'abord choisir le bonhomme. Ensuite le "fréquenter" pendant 1 an. Les familles se rencontrent alors. La famille maternelle doit ramener des fleurs et un gâteau à cette occasion (j'ai bien dit "doit"). C'est cette même famille qui décide si l'autre convient !

Ensuite au bout de quelques temps, genre au moins 1 ans encore, les fiançailles. Puis 1 an après le mariage. Le lendemain du mariage, la vieille tradition de la "pomme rouge" pour vérifier la virginité de la fille, alors que le garçon s'est entrainé depuis bien longtemps avec les prostituées dont il a les numéros de téléphone.

Enfin, la fille reste surtout à la maison, sinon, l'homme en voyant sa femme ramener de l'argent à la maison y perdrait sa fierté. Sans oublié que l'homme appelle toutes les heures pour vérifier que sa femme fait bien le repassage à la maison.

Avec Lili

Evidemment tout cela serait moins drôle si l'on n'avait pas su que la femme allait habiter avec son homme, son beau-père et sa belle-mère.

Le tableau est peut-être un peu trop noir, mais le Karabagh n'est pas encore Yerevan.

Et puis aujourd'hui, j'ai appris que la grand mère sur la statue de Tadic-Papic, symbole du Haut-Karabagh, était bâillonnée car au 19ème siècle la femme ne pouvait pas parler à son mari... elle passait par la belle-mère !!!

Forcément, pas de viole entre mari et femme, si le couple casse la femme ne peut pas se remarier et ainsi de suite...

En gros j'en ai fait la conclusion qu'une femme va faire des études BAC+5 pour la fierté de sa famille, puis va restée à la maison pour la fierté de son mari. C'est beau l'Amour

Eglise blanche de Chouchi

Jusque là Lili se disait bien libérée dans sa tête de tout cela.

Mais quand on lui a raconté que l'on pouvait à 30 ans avoir déjà eu plusieurs "liaisons régulières" en s'en étant donné à cœur joie tant en amour qu'en sauvagerie, elle a été un peu choquée... On ne perd jamais trop tout ce que l'on a appris :o)

Comme elle le dit très bien, elles n'ont pas le choix. D'après elle à peu près une femme sur deux est battue à la maison et la belle mère ne fait pas de cadeaux. Ce soir nous sommes allés prendre le thé chez elle, dans un hlm au bord de la ville avec une vue splendide sur les montagnes. J'en ai profité pour apprendre mes trois mots d'arménien pendant que Vincent se reposait (et oui, il lui arrive de dormir quand la batterie de son portable est vide !).

Et quand mes batteries sont vides surtout !

Transport de la viande

Ici, le transport de la viande a parfois un goût tout fait appétissant.

3 cochons sur la grille d'une Lada Gigouli, Une demie vache dans le coffre d'une Lada Niva.

Hummmm qu'on se dit quand on voit cela ! Heureusement que c'est cuit !

On ne perd jamais trop tout ce que l'on a appris :o)

Vodka or not Vodka

Ce soir là, nous nous préparions mentalement à boire nos 5 verres de Vodka. Oui parce qu'après 3 et 4, il y a 5 !

Toutefois, nous avons manger sans la dose habituelle... oufffffffffffffffffffff !

Cette nuit là, Vincent n'a pas ronflé, il devait être malade.

Soirée avec Rouzan

Vers 22h, Rouzan nous a invitée à boire un verre dehors avec Anïth et Lilithe.

On a bien discuté et déconné. C'était très sympa.

Je suis juste dégouté que Rouzan m'ait battu deux fois au "je te tiens par la barbichette"... battu dans les deux sens du terme donc.

Le reste de la soirée restera à jamais au Haut Karabakh mais si on pouvait éviter Stepanakert les autres années, pendant disons une petite trentaine d'années ce serait pas plus mal !

Anaïth charmée par les blagues de Thomas

La vie chez Anaïth

La famille d'Anaïth est composée de la grand-mère paternelle, du père, de la mère et des deux filles. Le frère habite chez ses grands parents maternelles pour les aider.

La maison est petite, 80 m², toute rafistolée. Elle se trouve à flanc de coline, vue superbe sur la vallée.

L'eau est courante que quelques heures dans la journée, alors on fait des réserves d'eau et l'on se douche à la casserole parfois.

Les toilettes sont aussi parfois à l'Arménienne (la chasse est alors un seau), quand le réservoir ne se rempli pas de lui-même.

La nourriture est très simple et très bonnes. J'adore les plats de ce type.

La nourriture semblait différente de ce qu'on a pu manger jusqu'à présent et qui tournait principalement autour du pain (lavach), du fromage (pani), de la viande grillée et de fruits et légumes crus (concombres, tomates)... Ici ça ressemble plus à du poulet basquaise, agneau-poids gourmands... délicieux en tout cas. Pour le reste, on sent que c'est l'homme qui commande ici.

Le 28 août 2007 - Le marché à 6h45

Et oui, encore une fois debout trop tôt, mais sans cigarette. L'occasion d'aller faire un tour en ville à une heure avancée, pour voir vivre la ville.

A 7h, le marché se réveille, les gens, avec leur Gigouli remplie de pastèques (coffre + les places arrière + la place avant droite) et à la grille de toit surchargée, viennent recharger leurs étales.

L'église verte de Chouchi

Et à 7h, on peut déjà trouver des cigarettes au marché.

Le ministre de l'éducation nationale

Après avoir préparé notre rencontre avec Rouzan tôt le matin, Thomas s'est réveillé et nous sommes allé faire nos visas avec Rouzan.

Nous avons ensuite rencontré le ministre de l'éducation nationale. Un type bien sympa, genre Pinocchio à moustache quoi.

A la question, avec l'augmentation des frais d'inscription et du Dram, l'association est dans la merde, il a répondu : "démerdez-vous mieux".

Puis il nous a dit qu'on était gentil et que l'amitié franco-arménienne, c'était pas pinuts.

On aurait pris une bière en terrasse à la place, ça aurait été moins con. Bref, maintenant on sait.

Très diplomate, très politique et surtout très langue de bois. Rien à proposer sauf augmenter notre auditoire.

L'université de langues

Rouzan ayant eu un entretien particulier de 5 min qui ont durées 6 fois plus avec le décan, nous avons pu flaner dans l'université de langues de Stepanakert. Dans les couloir pleins de filles en jupe alors que cela peut être rare ici... mais, normal, c'était les oraux :o)

Un exemple parmi tant d'autres de bâtiment détruit à Chouchi

On était regardés comme des bestiaux de foire et comme il y avait des francophones, on est sorti pour bronzer. Meilleure activité

Khatchen

Ensuite nous sommes allé à Khatchen avec Rouzan. SPFA a pratiquement tout financé là-bas, sauf l'école.

Petit village sympathique.

On a eu droit à la cuillère de miel local, idéal comme lotion pour les yeux dixit le prêtre, mais bien sûr...il a de la mer#$! d'abeilles dans les yeux ou quoi ?

Les musées de Stepanakert

Après être revenu et avoir manger avec Anaïth, sa sœur et sa grand-mère, nous sommes allés voir des musées accompagnés de Lilith et d'Anaïth.

Deux femmes pour nous, c'était devenu un minimum ;o)

Avec Rouzan, Anaïth et Lilithe

Bref, le premier musée sur l'histoire du Haut-Karabagh, sympa, le deuxième sur les disparus de la guerre, très souvenirs et espoirs, quant au troisième, un étalage de photos des morts pendant la guerre, s'en était un peu trop pour moi. Je sais que c'est aussi ça le Haut-Karabagh, mais bon. En plus dans les photos il y avait le père de Lilithe.

Le premier était vraiment très intéressant, les autres un peu glauques il est vrai, la guerre est encore dans tous les esprits.

Soirée studieuse avec Rouzan

On a fini par rentrer pour faire nos sacs, manger en buvant une Vodka avec la mère d'Anaïth (on avait une excuse pour pas en boire plus... on bossait avec Rouzan le soir) on a attendu que Rouzan nous recontacte pour pouvoir lui poser toutes les questions dont on avait la ferme intention de la bombarder.

Dernier repas en famille... Les deux sœurs ont l'air quand même de s'amuser, on a mis musique française (on leur a fait un cd) et arménienne à fond les ballons dans le salon et on a chanté dessus. Vincent a dansé avec Anaith la danse pratiquée lors des mariages mais a lâchement préféré s'enfuirai par le premier minibus pour Yerevan dès le lendemain matin. Ce ne sont pas des façons de faire !

Seule église de Stépanakert

On est donc allé chez Rouzan quand elle a eu lancé le top départ.

Avec Rouzan tout s'est bien passé, on a eu réponse à toutes nos questions que voici :

Libellé de l’affirmation ou de la question : La remise des reçus.

Proposition de Vincent et Thomas : Pourquoi ne pas demander les reçus mi-septembre et mi-janvier. Nous avons impérativement besoin de ces reçus pour prouver en France la bonne utilisation de l’argent.

Réponse de Rouzan : La question n’a jamais réellement été posée à Rouzan. (Astrik le faisait, mais nous n’avons pas dû faire parvenir à Rouzan cette nécessité pour notre association.) On demandera désormais aux étudiants de remettre les reçus jusqu’en juin 2008 afin que l’on sache qui sera reconduit.

Eglise de Khachen

Libellé de l’affirmation ou de la question : Comment Rouzan sélectionne les étudiants ? Ne devrait-on pas mettre des affiches dans l’université de Stepanakert ?

Réponse de Rouzan : Rouzan estime qu’il y a au moins 3000 étudiants qui seraient vraiment aidés par une bourse.

Par le biais des amis et des connaissances de boursiers, on trouve déjà 20 à 25 étudiants demandeurs.

L’année passé, il n’y avait pas assez de demande. C’est pourquoi Rouzan a demandé au bureau des élèves de présenter deux candidats potentiels.

Rouzan est passée par le bureau des élèves car la méthode est plus sûr qu’en passant par le recteur de l’université. En effet cela pourrait favoriser les amis du recteur et les back-chiches

Rouzan

Libellé de l’affirmation ou de la question : Anaïth a un père et une mère qui travaillent en tant que conducteur de camion et vendeuse de fruits et légumes. Elle a une sœur encore au lycée et la grand-mère paternelle à la maison.

Lilithe a une mère bibliothécaire. Son frère travaille aussi. Elle a une sœur. Les trois enfants de la famille sont à l’université.

J’imagine que beaucoup de cas comme cela doivent exister.

Pourquoi financer Anaïth et pas Lilithe ?

Ne devrait-on pas faire des cas particuliers, c'est-à-dire payer une bourse ou deux à la famille de Lilithe pour la soulager ?

Proposition de Vincent et Thomas : Proposition de Vincent et Thomas : Existe-t-il des données chiffrées ou une grille de salaires pour évaluer les revenus et les notes ?

Réponse de Rouzan : Il y a 7000 étudiants au Haut-Karabagh dont 5000 qui paient leurs études.

Un concours accorde tant de places gratuites dans chaque spécialité.

Rouzan se rend compte d’elle-même si les étudiants sont dans la nécessité. Si elle a un doute elle se rencarderait.

Lilithe ne paie pas car son père est mort au combat. En tant que pupille de la nation, elle ne paie pas de frais d’études.

Libellé de l’affirmation ou de la question : Proposer au ministre de l’éducation un partenariat. Ils paient 20% et on paie 80%.

Proposition de Vincent et Thomas : Cela serait à travers une convention.

Réponse de Rouzan : Pourquoi l’Etat avantagerait SCRIBE ?

Thomas quand ça lui gratte dans le cerveau

Une convention est bipartite. Chacun doit y trouver son compte. Il faudrait à ce moment là que les universités ou l’état propose une liste de 100 personnes. Mais cela occasionnerait automatiquement les amis du ministre, du recteur et des back-chiches pour être sur la liste.

Rouzan propose plutôt que l’on finance les nouveaux étudiants 2008 à hauteur de 80 %. Ce qui obligerait les familles, à se responsabiliser et ce qui serait mieux de son point de vue.

Les étudiants dont la famille paye les études travaillent mieux que les autres.

De fait nous proposerons cela en AG (Assemblée Générale).

Tadic-Papic

Libellé de l’affirmation ou de la question : Les étudiants que tu choisis sont la plupart du temps des personnes qui sont déjà en troisième année. La raison en est-elle que tu es sûr que cela travaillent bien ?

Réponse de Rouzan : Non

Libellé de l’affirmation ou de la question : Tu nous pousses à donner plus. Cette année 5800 € à la place de 5500.

La bourse d’Anaïth c’est clair, ne sera pas mal utilisée, mais dans l’état actuel des choses, il est clair qu’une bourse en plus au-delà des 5500 € ça sera une bourse en moins en août 2008.

Vu la situation de l’association, ce n’est pas possible de continuer de la sorte.

Le char se trouvant à l'entrée de Chouchi

Peut-être avais-tu envisagé de donner plus auparavant, c'est-à-dire avant juin ?

As-tu besoin que l’on procède autrement pour te donner une réponse sur le montant du financement total ?

Réponse de Rouzan : Entre avril et août cette année, le cours du Dram a nettement augmenté. Et ce qu’elle avait prévu en juin n’a pas respecté en août les conditions qu’on lui avait demandées.

Il faut donner le budget à Rouzan en mai et prévoir une augmentation de 5%. On lui donnera une fourchette au plus et au moins.

Libellé de l’affirmation ou de la question : Situation de l’association.

Le président quitte dans 6 mois.

La vice-présidente quitte son poste.

Des mômes jouant avec une voiture

La secrétaire souhaite quitter son poste.

Personne à l’heure actuelle pour les remplacer.

Niveau financement, nous n’avons toujours pas de financement extérieur.

Nous avons récoltés seulement 5777 € pour des frais qui sont de l’ordre de

1000 € de frais généraux avec SACD

1200 € de voyage

5800 € de bourses

Le résultat est donc de -2200 €.

Aujourd’hui on a les reins solides mais demain, je ne sais pas.

Problème financier et structurel.

Un immeuble de Stepanakert

Réponse de Rouzan : Rouzan a bien reçu le message et pense que nous devrions nous rapprocher d’Hovik pour faire plus de publicité dans les médias arméniens, écrits en arménien.

Nous lui donnerons plus de précision en octobre ou novembre sur le devenir réel de l’association.

Libellé de l’affirmation ou de la question : A l’évidence la communication entre l’association et toi est trop faible.

Proposition de Vincent et Thomas : T’appeler tous les mois pour prendre la température ?

Te payer une partie du billet de retour et du visa pour t’aider à revenir plus souvent, sachant que nous, aujourd’hui nous ne pouvons financer le fait de venir au Haut-Karabagh plus souvent car c’est l’association qui paie aujourd’hui les billets même si à l’avenir cela pourrait être remis en cause ?

Vince au taf

Réponse de Rouzan : Qu’on l’appelle une fois par mois, c’est entendu. Elle sera ravie d’avoir plus de nouvelles de nous.

Elle ne veut pas se faire une partie du billet, toujours est-il qu’elle m’a dit que si elle avait besoin elle viendrait taper à notre porte.

Mais elle viendra assurément nous voir si elle est en France.

Libellé de l’affirmation ou de la question : Le devenir des étudiants, à l’heure actuelle certains étudiants ont terminé leurs études.

Proposition de Vincent et Thomas : Créer un suivi de ces étudiants et faire quelques statistiques sur les emplois occupés ? L’idée étant d’avoir un outil pour évaluer l’impact de Scribe. Par exemple en envoyant des questionnaires à ceux qui ont fini.

Les outils du boucher karabatsi

Réponse de Rouzan : Actuellement, il y a une étudiante en 4ème année qui a commencée a travailler en tant que professeur dans son village.

A priori, le gouvernement pousse pour que les jeunes retournent dans les villages et enseignent leurs spécialités.

Elle doit nous dire fin septembre les informations qu’elle a récoltées auprès des anciens étudiants.

Par ailleurs, elle trouverait intelligent de financer des étudiants dans les régions. C'est-à-dire que l’elle demanderait à chacun des 7 départements de présenter 2 étudiants au bon niveau mais aux ressources faibles. Le fait de n’en demander que 2 freinerait les envies de présenter les amis et permettrait à ce que l’initiative de cette étudiante de 4ème année puisse réussir.

De fait nous proposerons cela en AG (Assemblée Générale).

Libellé de l’affirmation ou de la question : La communication entre les membres de Scribe et les étudiants.

Proposition de Vincent et Thomas : Serait-il envisageable de créer une mailing liste ou un site internet permettant aux étudiants et aux membres de scribe d’échanger des nouvelles ? Par exemple un mail trimestriel sur les news de scribe en français/anglais/arménien. Les étudiants ont un email qu’ils ne consultent pas très souvent mais au minimum une fois par mois.

Une Lada Gigouli

Réponse de Rouzan : Rouzan se dit intéressée par cette initiative. Elle pourrait récupérer les emails de chacun de ceux qui en ont.

L’autre langue parlée par tous les arméniens est le russe.

Un mailing tous les trois mois serait bien.

De fait nous proposerons cela en AG (Assemblée Générale).

Et maintenant au boulot !

Par ailleurs

Par ailleurs, Rouzan nous a dit qu'elle avait fait une erreur, que la bourse de... était de 150 et pas de 100 kDrams. Tout le monde fait des erreurs.

Un garage karabatsi

On a payé sur le champs.

Retour au bercail ou Anaïth et la grand-mère nous attendait. Une heure du matin tout de même !

3h57, je vais me coucher. Je commence à être claqué !

Un petit mot avant

et merde !

J'ai pris le rythme : Colique 1 jour, Immodium qui réagit pendant 3 jours, Colique 1 jour, Immodium qui réagit pendant 3 jours, Colique 1 jour...

Retour sur Yerevan

Après pas moins de 8h de bus, nous voilà enfin de retour à Yerevan. Mais vu l'état de décomposition avancée dans lequel nous et nos fringues, nous trouvons, nous avons opté pour les sages conseils de Hakob, à savoir repos, douche et lave-linge. Nous passerons donc la soirée encore chez sa tante et partirons à Sevan demain dans la journée.

Comme en France sur certaines collines, des inscriptions en pierre !

31 août 2007 - 18h00 - Dans l'appartement de Kariné à Yerevan

Hier et ce matin, camping au lac Sevan

Après de nouveaux adieux poignants avec la tante de Hakob et Anouch, nous sommes allés voir Kariné qui nous a remis les clés de son appartement, on peut y laisser une partie de nos affaires pour être plus légers.

Nous voilà donc parti pour le lac Sevan en taxi Volkswagen s'il vous plaît avec de vrais amortisseurs, bilan: ultra confortable et arrivé en moins de deux, comme quoi...

Le Lac Sevan

Nous nous retrouvons dans un camping appartenant à l'université de Hakob, situé au bord d'une plage de galets et où nous pouvons planter ma magnifique tente deux places toute neuve de chez décathlon. D'ailleurs il se met à tomber des cordes et c'est pas plus mal de trouver un abri pour les sacs.

Il y a quelques étudiants là-bas avec qui nous jouons au volley et à une version locale du ballon prisonnier puis nous allons piquer une tête dans les eaux fraîches (1900m d'altitude) du lac Sevan.

Des pêcheurs s'approchent de la plage et nous leur achetons 1kg d'écrevisses toutes fraîches pour environ 2 euros. S'ensuivra ensuite une chasse à la grenouille et un lâcher sur Hakob.

Des grenouilles ramassées par des gamins qui nous ont imités

Le lac est réellement magnifique et les paysages autour toujours aussi beaux. Ce lac est en gros le spot balnéaire de tout arménien qui a les moyens de prendre des vacances ici.

Pour Hakob, président de la réunion des bureaux des élèves de chaque université, évidemment, planter sa tente c'est gratos. Sinon le bungalow (un container de paquebot aménagé au plus simple) c'est entre 7000 et 10000 Drams !

Plus tard dans la soirée, j'ai participé à un jeu dérivé de la barbichette, qui consiste à répéter une phrase à tour de rôle sans rigoler tout en faisant rire les autres. Ma phrase était "Ya chapikov ou galetsukov tzee", ce qui se traduit par "moi, cheval avec chemise et cravate". Après une lutte acharnée contre une dizaine d'arméniens assoiffés de sang et surentraînés, je triomphais et gagnais leur respect eternel.

Les écrevisses à la casserole, la vodka et la bière dans les verres, les moustiques au placard, voilà comment s'est terminée la soirée. Ah si, à trois dans une tente de deux, on se serre les coudes comme on dit...

La route 66 de l'Arménie ;o)

Moi, hier soir, j'ai appris une nouvelle qui m'a rendu triste. Alors j'ai laissé passer la tristesse. Depuis ça va nettement mieux et puis un nouveau jour s'est levé sur le Lac Sevan.

Aujourd'hui

Je me suis levé ce matin à 8h30. J'ai passé ensuite de 4 longues heures sur la plage qui m'on été bien agréable. J'y ai pas mal médité. L'endroit s'y prêtait : personne, un beau soleil, un lac on ne peut plus calme, les pieds dans l'eau et quelques meuh-meuh de vaches.

Nous avons pu remarquer que notre chasse à la grenouille de la veille avait fait des émules ! Tous les gamins du camping s'entrainaient sec ce matin !

Méditation les pieds dans l'eau

Ensuite, je suis allé tirer Thomas et Hakob de leur duvet. D'ailleurs, depuis on dit plus "PD comme un phoque", mais "PD comme Hakob". Vous imaginez bien qu'ici, les hommes qui aiment les hommes c'est un peu mal vu (Aller Hakob, mon humour pourri, un jour, tu le comprendras !).

Peut-être qu'un jour, moi aussi je le comprendrai...

Bref, on a mangé une nouvelle fois sur la plage, puis nous avons rangé nos affaires tranquillement.

Après avoir dit au revoir à tout le monde, nous sommes partis pour le train. Le train ? Une institution ici. 25 km/h, pas plus ! le prix est dérisoire, autour de 1 euro les 100 km.

Le train qu'on a pas pris !

Finalement, sur la route de la gare un minibus s'est arrêté. Il nous a pris, ça allait être plus rapide, tout simplement. Il s'est avéré que Hakob et le conducteur allaient faire affaire, qu'ils avaient des connaissances proches et communes... on a rien payé...

Le conducteur nous a arrêté en prime sur la route à la presqu'il de Sevan, où siègent deux petites églises : L'église des Saints Apôtres et l'église Sainte Mère de Dieu. Simples et jolies et même si la qualité de la restauration est parfois peu croyable ! Le site est splendide.

De retour à Yerevan, on se repose avant la venue d'Hakob ce soir, qui s'est arrêté chez sa tante pour laisser son sac et prendre des affaires.

Un petit mot sur les curiosités de l'arménien(ne) type

Les deux églises de la presqu'île de Sevan

Lui est habillé en noir, avec des chaussures pointues et marche à la John Wayne... Elle, elle essaye de plaire, et, contrairement aux hommes, ça leur sier pas mal.

Lui, il fume des cigarettes genre "Vogue" comme les filles chez nous, il met des calçons de plages moulant comme les homos à Nice et racontent comme nous des blagues graveleuses... Le seul soucis, c'est qu'ici, c'est pas forcément celui qui en dit le plus qui en fait le moins.

Dès que le soleil est présent, ils s'en cachent... quand à dire que l'hiver est froid à Stepanakert, c'est une utopie : la neige tient seulement 2 mois :o)

Enfin, dès que je souhaite me balader nu-pieds dans une maison ou sur la plage, tout le monde me saute dessus pour me proposer des chaussettes, des chaussures parce qu'ici, un sol en dessous de 30°C, c'est froid.

Vue des églises sur le lac...

1er septembre 2007 - 8h55 - Dans l'appartement de Kariné à Yerevan

Pic-nic, la charcuterie ça attire les mouches

Heureusement qu'il y a la nuit ici

En ce moment ils font les travaux sur l'immeuble où se situe l'appartement de Kariné. Heureusement que la nuit existe car sinon il travaillerait 24h sur 24 !

Ils s’arrêtent à la tombée de la nuit, vers 21h et redémarre à 8h30. Tout y passe, perceuse, maillet... de quoi ne pas rester tranquille.

Hier soir

On voulait sortir dans Yerevan mais c'est la soirée de galérien grâce à moi. Personne ne voulait nous laisser rentrer dans les night-clubs car... j'étais en short. J'avais omis ce détail qui reste primordial en France.

C'est marrant, la plus part des gens qui sortent sont des iraniens. Il y avait même une discothèque où c'était soirée "disco iranienne". Les iraniens viennent étudier ici car cela leur permet d'éviter le service militaire.

Un magasin au lac Sevan

Tous sexes confondus, les jeunes iraniens s'habillent et se coiffent très très fashion. Ca dénote avec les arméniens qui ont un style plutôt classique même pour les filles. Imaginez vous une fille fashion sous une burka... ça doit être un peu cela l'Iran !

Mais les arméniens ne semblent pas trop apprécier les iraniens... genre un bon iranien semble être un iranien mort :o)

Aujourd'hui

C'est notre dernier jour. C'est toujours un peu triste le mot dernier.

On va aller au marché central, puis au Vernissage : un marché où il est vendu des objets traditionnels arméniens.

Ensuite nous irons à la pizzeria Di Roma où nous devons retrouver Janik et Hakob pour manger.

Vince qui cherche un réseau Wifi pour votre plaisir !

Hakob est parti ce matin tôt. Le 1er septembre en Arménie c'est sacré : c'est la rentrée des classes. Que ce soit dimanche ou pas, le 1er c'est sacré.

L'après midi on ira voir le club francophone de SPFA, puis on rentrera pour faire nos sacs, nettoyer l'appartement de Kariné.

Enfin je mettrai un pantalon pour enfin profiter des soirées Arméniennes.

Vers une 1h30, on ira chercher nos sacs, puis nous partirons pour l'aéroport. Une belle aventure se terminera.

Les Arméniens sont les amis de tous le monde

L'Arménie s'entend bien avec la France, les Etats-Unis, très bien avec les russes (les russes leur vendent le gaz 2 fois moins cher qu'à l'Ukraine), très bien avec les Iraniens.

la monnaie arménienne

Dans le secteur, il n'y a que les turcs, les azéris et les géorgiens (qui semblent être de vrai girouettes diplomatiques) avec qui le message ne passe pas. D'ailleurs, avec nos visas pour l'Arménie et le Haut-Karabagh, il devrait nous être devenu impossible de rentrer en Turquie à part avec des boat-people ! :o)

L'Arménie, de par ses appuis de grandes puissances est donc un pays bien soutenu mais sans pétrole. Ce qui signifie que lors d'une guerre, le soutien n'est plus que logistique.

2 septembre 2007 - 2h50 - Aéroport de Yerevan

Dernière soirée à Yerevan

Ce soir, en attendant l'avion qui part à 5h du mat (déjà 50 min de retard), nous avons traîné en ville de bar en bar et de bière en bière le temps que le temps passe avant de récupérer nos sacs pour finalement partir pour l'aéroport. Nous voulions aller en boîte et nous nous sommes retrouvés dans un night club (merci Hakob pour ce super plan !), c'est à dire, en arménien, là où dansent des filles russes devant quatre camionneurs paumés... L'endroit le plus glauque du monde mais néanmoins une expérience intéressante. Il est 3h, nous sommes à l'aéroport et nous attendons notre vol.

En effet, c'était trop drôle, Thomas, Hakob et moi l'air débonnaire devant les filles qui tentaient de s'exciter sur une barre. Le pire, c'est qu'en France, la première chose que l'on apprend, c'est de sourire en dansant... et là, c'était glauque !

A un moment, j'ai demandé à Hakob combien coutait la bière que l'on buvait... 500 Drams, c'est à dire 1 euros et des brouettes, ça valait vraiment pas plus.

Le plus cocasse : la nana qui s'emmêle les talons dans le soutien gorge qu'elle vient d'enlever.

C'est vraiment un travail ingrat et dégradant.

Le marché central

Dans la journée

Ce matin, on s'est levé vers 9h grâce à aux travailleurs forcenés du bâtiment.

Ensuite on est allé au marché central, où l'on a enfin goûté au "Tout", ce fruit qui est utilisé pour faire de la Vodka au Haut-Karabagh. On a compris tout de suite pourquoi c'était utilisé pour ça : cette mure n'a aucun goût.

Après on est allé au vernissage, un endroit où ils vendent tellement de tout que tu peux te refaire une cafetière avec mes pièces détachées.

On est allé au Marco Polo pour manger avec Janik. On a parlé de notre séjour et de mes projets d'acheter un appartement ici que Hakob occuperait. On verra ça.

J'ai demandé à Janik si ma mère pouvait venir ici. J'ai en effet été étonné que ma mère dise qu'elle avait envie de venir en Arménie grâce à notre site. Janik est quelqu'un d'exceptionnel, je pense que ma mère viendra. L'Arménie lui plaira beaucoup. Ici, les églises sont placées souvent dans des endroits exceptionnels et quand l'on rentre dedans, il y a vraiment une ambiance particulière presque à te faire aimer Dieu.

Le marché central

Après on est allé voir SPFA, et là, c'est le drame...

Disons qu'il y a des filles d'SPFA qui sont tellement craquantes et qui parlent tellement bien français, que... allez, inventez la suite ;o)

Après avoir présenté notre association auprès de toutes ces belles francophones que le prochain voyage de SCRIBE devra rencontrer dès le début, nous avons été avec quelques unes d'elles au Vernissage. Enfin nous y sommes retournés pour acheter des souvenirs.

A la fin de la journée, nous sommes rentrés pour préparer nos sacs et repartir pour la soirée que Thomas vous a compté.

Pour la fin, la Hakob's partie, attention, il faut de l'imagination pour comprendre ;o)

Le vernissage

Salut a vous.

C’est déjà moi, Hakob. Le jeun Arménien qui accompagnais Vincent et Thomas pendent leurs voyage.

En disant vrais en ce moment je suis un peux triste, mais demain je serais plus triste qu’aujourd’hui, comme c’est deux mec que j’ai bien aperçue ils doivent partir.

J’espère qu’ils sont vraiment content de leurs voyage, et qu’on a pue dans ces 14 jours faire du connaissance avec notre pays culture et histoire. Et qu’un jour on retourne. J’aimerais bien les revoir ici en Arménie. Et je veux dire aussi que les amis de Vincent et Thomas sont mes amis et si ils seront en Arménie je suis toujours prêt pour les aider dans mes mesures.

Et je veux encore une fois remercier l’association scribe Paris pour leurs aide eaux étudiants d’Haut Karabakh.

En étant Arménien j’ai honte, que les étranger venons aider nos jeunes a la place de notre gouvernement. Mais j’espère que ca va change et il arriverait le temps quand nous, les arméniens, pourront faire même chose pour les jeun étudiants d’autre pays.

En direct live from the Yerevan airport

dernière photo

Dans l'aéroport il n'y a pas de réseau Wifi gratos, comme nous l'avait dit Hakob.

Le mot de la fin

Des paysages magnifiques, des gens incroyablement avenants, une culture qui les unie, une religion qui les porte, mais des gens pas forcément capables de tout entendre.

Toutes les personnes que l'on a apprécié nous ont toutes demandé à quelle date ont revenait l'année prochaine...

L'Arménie et le Haut-Karabagh en trois mots pour moi : "j'y retournerais".

Et oui, déjà la fin d'un très beau voyage qui donne envie d'en faire beaucoup d'autres et de revenir...

Nous sommes présentement dans le présent, malgré le futur que vous lisez, Merci.

The end

site créé et écrit entièrement en code XHTML, CSS sous notepad++ (license GNU) MAIS PAS ANOUCH COMPATIBLE
tous les navigateurs Internet qui respectent les règles de la W3 y fonctionnent correctement
(seul Internet Explorer n'affichera pas la page correctement (license Microsoft))

mise à jour autant qu'il est nécessaire ;o)

copyright SCRIBE-Paris 2007 - tous droits réservés